Co-fondateur d’OpenAI en 2015, Sam Altman gagne environ 80 millions de dollars par mois depuis novembre 2022. A cette date, GTP s’est révélé au grand public. Il s’agissait de la version 3.5, riche de 500 milliards de documents incluant l’intégralité du Web jusqu’en septembre 2021, mais aussi des centaines de milliers de livres, d’articles scientifiques.
A peine sorti, GTP était presque dépassé. Le concepteur demande alors à ses ingénieurs de développer un chatbot en deux semaines. Ainsi, 13 jours plus tard, ChatGTP est né. C’était le 30 novembre 2022. Son succès est immédiat : 1 million d’inscriptions sont recensées en 5 jours.
Au bout de deux mois, il comptait 100 millions d’utilisateurs inscrits. En comparaison, TikTok avait mis 9 mois pour obtenir le même résultat et Instagram avait attendu deux ans et demi. En février 2023, ChatGPT est devenue l’application ayant eu la croissance la plus rapide de l’Histoire.
Ainsi, le jeune entrepreneur, qui a appris à programmer à l’âge de 8 ans sur un ordinateur Mac d’Apple, et fondé sa première entreprise, Lockit, à l’âge 14 ans, prend sa revanche sur le système.
Comme la plupart des génies, il aura du mal à finir ses études. Il n’obtiendra pas son diplôme en informatique entamé en 2005 à l’université de Stanford. Par contre, il développera Loopt, un réseau social reliant les utilisateurs de smartphone qu’il vendra en 2011. Il rejoint alors l’incubateur de start-up Y Combinator et en devient le président en 2014. En décembre 2015, il fonde OpenAI à San Francisco avec un
certain Elon Musk et 4 chercheurs en Intelligence Artificielle.
S’il est le fondateur de Chatgtp, outil qui fait de lui une des premières fortunes de cette vaste planète, Sam Altman n’en reste pas moins inquiet de l’essor de l’intelligence artificielle, un outil qui fait peser un risque d’extinction pour la race humaine, mentionnait-il dans une lettre du 30 mai.
La lutte contre les risques liés à l’IA devrait être « une priorité mondiale au même titre que d’autres risques à l’échelle de la société, tels que les pandémies et les guerres nucléaires », ont écrit les signataires sur le site internet du Center for AI Safety (en anglais), une organisation à but non lucratif basée aux Etats-Unis.
