Président du Conseil du renouveau économique algérien (CREA), Kamel Moula, 46 ans, connaît une ascension rapide depuis l’avènement du président Abdelmadjid Tebboune. Très discret dans ses relations, celui qui doit sa fortune aux LABORATOIRES VENUS, un groupe familial prospère dans la parfumerie et le cosmétique, incarne le renouveau des affaires dans un pays désireux de développer un secteur privé à la mesure de son PIB.
Décoré en 2021 de l’Ordre National du Mérite au grade de Achir par le Président Tebboune, Kamel Moula suscite interrogations et critiques dans les milieux politico-économiques. « Petit à petit, Kamel Moula est en train de devenir le nouveau « Ali Haddad » de la « Nouvelle Algérie », écrit de lui Algérie Post qui croit savoir que l’homme d’affaires a pour parrain Abdelhafid Allahoum, conseiller aux affaires extérieures du président algérien, aujourd’hui ambassadeur à Budapest (Hongrie).
Porté sur les fonts baptisimaux en février 2022, le Conseil du renouveau économique algérien (CREA) entend reconfigurer le patronat algérien. Une tâche ardue à quelques mois des présidentielles de 2024 où le président Abdelmadjid Tebboune devrait vraisemblablement solliciter un second mandat à ses concitoyens. Pour l’heure, l’agenda soutenu de la croissance du CREA avance pluyôy nirn. Une année et demie après sa création, le patronat version Kamel Moula a éclipsé Saida Neghza, présidente de la Confédération Générale des Entrepreneurs et Opérateurs Algériens (CGEA), disparue des écrans radars. De même l’ascension de Kamel Moula aurait fait de l’ombre, susurre-t-on à Alger, à Hassen Khelifati, fondateur d’Alliance Assurances, qui se plaint d’ailleurs d’être pour ainsi dire « écarté ».
