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La Banque Mondiale face à la bureaucratie: 4 880 jours de travail  chaque année pour examiner les rapports 

La reine des institutions de développement est dévorée par la bureaucratie comme l’a déclaré son nouveau président, Ajay Banga, porteur de réformes.   «En chiffres, un projet de la Banque Mondiale prend en moyenne 27 mois avant que les premiers financements ne soient débloqués. À cela s’ajoute une mise en œuvre prolongée et la construction du…

La reine des institutions de développement est dévorée par la bureaucratie comme l’a déclaré son nouveau président, Ajay Banga, porteur de réformes.   «En chiffres, un projet de la Banque Mondiale prend en moyenne 27 mois avant que les premiers financements ne soient débloqués. À cela s’ajoute une mise en œuvre prolongée et la construction du projet en lui-même. Trop souvent, il faut plus de 10 ans pour que les bénéfices d’un projet se fassent réellement sentir pour la première fois ». 

Face à l’urgence d’agir, la Banque Mondiale entend revoir son fonctionnement interne, estime le président en marge des Assemblées générales annuelles tenues à Marrakech du 9 au 15 octobre 2023.

Les équipes dédient des mois à la préparation de rapports, analysant les risques sous toutes leurs facettes. Cela  représente 4 880 jours de travail du personnel chaque année, uniquement consacrés à des examens internes redondants et des validations. Ce constat soulève des questions sur l’efficacité des processus en place et la nécessité d’une optimisation pour répondre plus rapidement aux défis mondiaux.

La Banque Mondiale cherche à optimiser ses processus internes. Le plan envisagé prévoit de simplifier les approbations, d’ajuster les revues proportionnellement et de combiner technologie intelligente et calendriers raccourcis pour gagner en rapidité. Et ce, sans compromettre les normes environnementales et sociales qui garantissent la protection des communautés et rassurent les partenaires et actionnaires.

La Banque est convaincue qu’il est possible d’allier qualité et rapidité. Tout en optimisant les procédures, l’organisation compte également apporter un soutien accru aux gouvernements pour la mise en œuvre des projets. L’idée est d’intégrer une assistance technique dès le début des projets et d’aider les pays à développer leurs capacités, ce qui permettrait d’économiser du temps.

Mais la vision va au-delà de simples améliorations procédurales. L’objectif est également d’encourager les équipes à travailler plus rapidement et de trouver des moyens d’inciter à la rapidité et à la collaboration au sein de l’ensemble de la Banque Mondiale.

Cette volonté de collaboration, cette demande d’impact et cette croyance en la simplicité ont incité l’organisation à envisager un programme potentiellement transformateur. L’ambition est de recentrer la Banque Mondiale non seulement en tant que mécanisme de financement, mais aussi en tant que mécanisme de connaissance.

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