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Côte d’Ivoire : vers une action concertée pour éradiquer la contrefaçon

Artisans, chefs d’entreprise, hommes de culture, pharmaciens et commerçants veulent éradiquer le phénomène de la contrefaçon qui a toujours pignon sur rue en Côte d’Ivoire. Ce jeudi 12 octobre, à l’occasion de la 2ème édition des Journées de la marque ivoirienne innovante (JM2I 2023), organisée par l’Office ivoirien de la propriété intellectuelle l’innovation (OIPI), plusieurs…

Artisans, chefs d’entreprise, hommes de culture, pharmaciens et commerçants veulent éradiquer le phénomène de la contrefaçon qui a toujours pignon sur rue en Côte d’Ivoire. Ce jeudi 12 octobre, à l’occasion de la 2ème édition des Journées de la marque ivoirienne innovante (JM2I 2023), organisée par l’Office ivoirien de la propriété intellectuelle l’innovation (OIPI), plusieurs institutions nationales ont dépeint le préjudice financier qu’elles subissent, tout en apportant des pistes de solution pour faire vivre les œuvres de l’esprit.

Un phénomène massif

Pour Dr Paul Assandé, directeur général de l’OIPI, l’innovation est le moteur du développement depuis la première révolution industrielle. Elle ne peut prospérer que dans un environnement qui garantit les droits des innovateurs et les protège. Mais l’état des lieux de la contrefaçon en Côte d’Ivoire est difficile à quantifier, dit-il, car il s’agit d’un phénomène massif qui prend de plus de l’ampleur sous différentes formes.

En effet et selon les acteurs, 96.000 produits contrefaits d’une valeur de 500 millions FCFA ont été saisis en 2022. L’Autorité ivoirienne de régulation pharmaceutique (AIRP) parle, elle, d’une saisie de 15 milliards FCFA de produits pharmaceutiques.

A en croire le président du Bureau ivoirien des droits d’auteur (BURIDA), Karim Ouattara, uniquement pour la copie privée, sur 4 milliards de FCFA de facturation émises, seuls 102 millions ont été collectés de juin 2022 à ce jour. Et d’ajouter que le thème retenu pour cette année est capital. Il s’intitule « propriété intellectuelle et lutte contre la contrefaçon et le piratage : la nécessaire mobilisation de tous pour un développement socio-économique et culturel inclusif et durable ».

Un manque de coordination et de collaboration

Le président du BURIDA soutient, par ailleurs, qu’il est important que tout l’écosystème puisse débattre et trouver de bonnes solutions. « Le Burida est partie prenante de cet atelier et nous avons mobilisé tous nos experts pour apporter notre contribution à une lutte efficace pour enrayer définitivement ce fléau dans notre pays. Au niveau de l’UEMOA, nous travaillons en parfaite collaboration. Il y a beaucoup d’outils de lutte contre la contrefaçon, c’est le manque de coordination et de collaboration qui fait que ce fléau continue d’exister », dit-il.

Pour cette édition, plusieurs corporations ont été associées, dont les magistrats. Selon le directeur général de l’OIPI, c’est à ces derniers que vient la responsabilité de trancher sur les questions en lien avec les violations des droits de propriété intellectuelle, notamment la contrefaçon et le piratage.

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