Lundi 2 novembre 2026

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Finance africaine — depuis 2013

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Aux assemblées annuelles du FMI et de la Banque Mondiale, Ajay Banga évoque la situation critique de l’Afrique Subsaharienne 

Un revenu par habitant stagnant depuis 14 ans… Lors de la réunion plénière annuelle de 2023 à Marrakech, le président de la Banque Mondiale, Ajay Banga, a a dressé un tableau préoccupant de l’état actuel du monde. Parmi les problèmes évoqués, il a mentionné le recul dans la lutte contre la pauvreté, la crise climatique,…

Un revenu par habitant stagnant depuis 14 ans…

Lors de la réunion plénière annuelle de 2023 à Marrakech, le président de la Banque Mondiale, Ajay Banga, a a dressé un tableau préoccupant de l’état actuel du monde. Parmi les problèmes évoqués, il a mentionné le recul dans la lutte contre la pauvreté, la crise climatique, l’insécurité alimentaire, la fragilité des États, les conséquences encore ressenties de la pandémie et l’impact des conflits.

Le successeur de David Malpass a également évoqué un ralentissement de la croissance économique dans le monde en développement, précisant que chaque pourcentage de croissance perdu entraîne 100 millions de personnes supplémentaires dans la pauvreté. L’Afrique subsaharienne est particulièrement touchée, avec un revenu par habitant stagnant depuis 14 ans.

De plus, M. Banga a alerté sur l’augmentation de la dette dans les marchés émergents, celle-ci ayant doublé en Afrique, ce qui entrave la croissance des pays concernés. Le président de la Banque Mondiale déplore en outreune polarisation croissante et une méfiance entre le Nord et le Sud, compliquant davantage les perspectives de progrès.

L’exaspération du Sud global est palpable et légitime. Dans bien des aspects, ces pays paient le prix de la prospérité des autres. Au moment où ils devraient connaître une ascension, ils s’inquiètent que les ressources promises ne se concrétisent jamais. Ils estiment que les règles énergétiques ne sont pas appliquées de manière universelle et craignent qu’une nouvelle génération soit condamnée à vivre dans la pauvreté.

Cependant, la réalité est implacable : nous ne pouvons pas nous permettre une nouvelle ère de croissance lourde en émissions.

Il est impératif de trouver un moyen de financer un monde différent. Un monde où notre climat est préservé, où les pandémies sont gérables – voire évitables -, où la nourriture est abondante, et où la fragilité et la pauvreté sont éradiquées.

L’urgence et l’importance de la situation sont majeures, comme le souligne M. Banga. Selon les estimations de la Banque Mondiale, au cours des 10 prochaines années, 1,1 milliard de jeunes du Sud global atteindront l’âge adulte et entreront sur le marché du travail. Cependant, durant cette même période et dans ces mêmes pays, seuls 325 millions d’emplois sont prévus pour être créés.

Ce contraste saisissant entre le nombre de jeunes entrant sur le marché du travail et le nombre d’emplois disponibles met en lumière l’énormité du défi à relever. La nécessité d’une action concrète et immédiate pour résoudre cette disparité est donc plus que jamais à l’ordre du jour.

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