En session le 6 octobre 2023, l’Assemblée nationale du Togo a approuvé un budget rectificatif en légère hausse. La nouvelle loi de finances, exercice 2023, est projetée à 1.975,5 milliards de F CFA (environ 3,2 milliards USD) en charges et en ressources, contre 1.957,9 milliards prévus initialement.
Dans les détails, les recettes budgétaires enregistrent une augmentation de 16,9 milliards de francs CFA, soit 1,4%, pour s’établir à 1.204,1 milliards de francs CFA contre 1.187,2 milliards de F CFA dans le budget initial. S’agissant des dépenses budgétaires, elles ont globalement augmenté de 17,6 milliards, soit 1,1%, pour ressortir à 1.572,3 milliards contre 1.554,7 milliards dans le budget initial.
Selon le ministre de l’Economie et des Finances, Sani Yaya, ce présent collectif budgétaire est justifié, d’une part, par un contexte international marqué par « différents chocs ». « Notre région et notre pays ont également subit l’effet de ces chocs inflationnistes. Et pour répondre à ces chocs inflationnistes, les banques centrales de toutes les zones monétaires partout dans le monde ont pris des décisions très très difficiles de resserrement des politiques monétaires en un mot la hausse du taux d’intérêt pour décourager l’expansion monétaire c’est-à-dire la distribution du crédit et donc la rareté des ressources sur les marchés financiers afin de juguler l’inflation. Ces mesures ont occasionné des tensions de trésorerie un peu partout dans le monde y compris dans notre zone, la zone UMOA », a-t-il expliqué.
« Maitriser » le train de vie de l’Etat
D’autre part, l’argentier togolais évoque les défis sécuritaires de l’heure. « Il était important de pouvoir revoir les prévisions après évaluation des différents projets mais en même temps aussi dans un souci de responsabilité du gouvernement, le Président de la République a instruit de voir dans quelle mesure l’Etat pourrait maitriser son train de vie et dégager des économies pour pourvoir aux besoins des forces de défense et de sécurité face aux défis sécuritaires auxquels est confronté bien sûr toute la sous-région et notre pays ».
Outre ces facteurs, Lomé peut toutefois se réjouir d’une progression des activités portuaire et aéroportuaire au plan national, d’un accroissement des flux commerciaux et d’une consolidation des créances sur l’économie.
