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Maroc: étude sur les retombées économiques de la Coupe du Monde 2030 (Sogécapital Gestion)

Sogécapital Gestion, filiale à 100% du Groupe Société Générale Maroc, vient de conduire un exercice d’«assessment» sur les retombées de la Coupe du Monde 2030 sur l’économie marocaine. Le Maroc co-organisera la compétition avec l’Espagne et le Portugal. « Pour l’édition de 2030, nous avons essayé de quantifier l’enveloppe budgétaire que le Royaume devra mobiliser pour…

Sogécapital Gestion, filiale à 100% du Groupe Société Générale Maroc, vient de conduire un exercice d’«assessment» sur les retombées de la Coupe du Monde 2030 sur l’économie marocaine. Le Maroc co-organisera la compétition avec l’Espagne et le Portugal. « Pour l’édition de 2030, nous avons essayé de quantifier l’enveloppe budgétaire que le Royaume devra mobiliser pour faire face à ces investissements, intégrant un certain nombre d’hypothèses, notamment celles relatives à la modernisation des normes de construction, aux effets de l’inflation, et aux attentes plus importantes en terme de budget suite à l’édition de Qatar 2022. Il ressort de nos analyses que le solde budgétaire pourrait se détériorer légèrement mais que le financement devrait se faire sans pressions supplémentaires sur les finances publiques », estiment les analystes de Sogécapital Gestion.

A noter que laFIFA demande au Maroc de disposer d’au moins 12 stades de 40 000 places au minimum en plus d’un stade d’au moins 60 000 places pour accueillir l’un des quarts de finale et d’un stade d’au moins 80 000 places pour accueillir l’une des demi-finales. Au moment d’être choisi, le royaume disposait de 5 stades existants (40 000 places) dont 2 avec une capacité de 65 000 places. D’importants travaux de rénovation y étaient prévus. Par ailleurs, 3 stades sont en projet à Casablanca (93 000 places), Oujda et Tétouan (45 000 places). De plus, 6 nouveaux stades modulaires d’une capacité de 46 000 places sont prévus à Casablanca, El Jadida, Marrakech, Meknès, Nador et Ouarzazate.

Sur le plan du transport, le Maroc devra disposer d’aéroports pouvant accueillir près de 1450 passagers par heure, d’une proximité entre aéroports et stades, des infrastructures routières et des moyens de transports capables d’absorber le flux touristique lors de la compétition. En termes d’existant, le Maroc dispose d’un niveau d’accessibilité internationale presque suffisant, avec une offre centrée sur les hubs de Casablanca et Marrakech. L’équipe de Sogécapital Gestion relève une faible fréquence des TGV ainsi qu’une faible capacité des transports en commun reliant les centres-villes aux stades. Les projets d’amélioration de l’infrastructure de transport au Maroc englobent des tunnels, des autoroutes, des lignes de TGV supplémentaires et des lignes de bus à haut niveau de service.

Sur le plan hébergement, la FIFA demande la fourniture de 72 camps de base destinés aux équipes et arbitres (hôtels et centres d’entrainement). Chaque ville doit comporter entre 1700 et 8000 chambres d’hôtel pour les spectateurs. Le Maroc dispose de 95 000 chambres d’hôtels dans les 12 villes hôtes proposées. Le gouvernement s’engage à augmenter la capacité d’accueil de 70%,
et ce à travers des partenariats public-privé. Quelque 130 sites d’entraînement sont proposés,
dont 61 existants et qui seront entièrement rénovés. 69 sites seront construits.

Dans sont étude, Sogécapital Gestion estime que le coût d’organisation de la Coupe du Monde devrait se situer entre 15 et 20 milliards de dollars pour le trio Maroc-Espagne-Portugal avec une quote-part de 5 à 6 milliards de dollars pour la nation africaine. Une grande partie du coût d’organisation devrait aller au secteur BTP. La capacité de production de ciment, de 22 millions de tonnes pour une consommation de 14 millions de tonnes, devrait pouvoir absorber la demande additionnelle. Le secteur bancaire devrait surfer sur la vague compte tenu de la hausse attendue de l’encours crédit alloué au secteur du BTP et du transport et de l’augmentation de l’utilisation des services bancaires. Les télécoms ne seront pas du reste avec la hausse attendue du trafic voix et data et l’accélération de la mise en place de la 5 G.

L’étude de Sogécapital Gestion étant évolutive à la lumière des paramètres, le second jet sera certainement plus précis sur l’incidence de la compétition sur le tourisme et la balance de paiement du pays.

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