Le 28 septembre 2023, la Banque mondiale a approuvé un appui financier de 290 millions de dollars constitué de crédits et de dons de l’Association internationale de développement (IDA) pour « améliorer et harmoniser les systèmes de données en Afrique centrale, une région qui abrite plus de 120 millions de personnes en situation d’extrême pauvreté ». Ce nouveau financement porte l’investissement total de la Banque mondiale pour le projet ‘harmonisation et d’amélioration des statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (HISWACA) à 750 millions de dollars.
L’annonce a été faite par un communiqué de presse publié le 2 octobre 2023 sur le site web de l’institution financière mondiale. Qui indique que « ce décaissement entre dans le cadre de la seconde phase du projet HISWACA ». A travers ces fonds, la Banque mondiale envisage de « contribuer à l’harmonisation et au renforcement des systèmes de prise de décision par des données probantes, l’allocation des ressources, la responsabilisation et la transparence dans cette partie du continent ».
Pour la directrice de l’Intégration régionale pour l’Afrique subsaharienne, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à la Banque mondiale, « prolonger le projet HISWACA en Afrique centrale est essentiel pour accélérer la réduction de la pauvreté et promouvoir une croissance équitable ». Et pour cause, selon Boutheina Guermazy, « des données de qualité sont indispensables pour faire progresser l’intégration économique régionale, l’une des priorités pour la région. »
Dans sa deuxième phase, objet du présent financement, le projet HISWACA entend « développer la capacité statistique [de l’Afrique centrale] afin d’améliorer la qualité de la production de données, l’harmonisation régionale, l’accès et l’utilisation des données, ainsi que la modernisation des systèmes statistiques ».
Pour rappel, et selon Banque mondiale, « malgré les efforts considérables réalisés afin d’améliorer les capacités statistiques en Afrique subsaharienne, les progrès sont restés lents et inégaux d’un pays à l’autre ». Conséquence, soutient-elle, « la plupart des pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre se classent encore parmi les 40% les plus faibles sur le nouvel indice de performance statistique (IPS) de la Banque mondiale, qui évalue la capacité des systèmes statistiques nationaux à répondre aux besoins des usagers et à contribuer à améliorer la prise de décision ».
