Cinq pays membres du marché financier de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA) (Guinée-Bissau, Mali, Burkina Faso, Sénégal et Côte d’Ivoire) ont levé simultanément le 25 septembre 2023 un montant global cumulé de 819,663 milliards de FCFA (1,311 milliard de dollars) à l’issue d’une émission d’adjudication de bons assimilables du trésor (BAT) de maturité 364 jours et d’obligations assimilables du trésor (OAT) de maturité 3 et 5 ans.
Ces émissions entrent en droite ligne du rachat par la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) de 933 milliards de FCFA (1,5 milliard de dollars) de bons et obligations émis par les Etats afin d’injecter ce montant dans l’économie, selon des révélations de l’Agence Ecofin. Selon toujours ce confrère, ce rachat devrait se dérouler entre lundi 25 et mardi 26 septembre et sera couplé à l’émission de nouveaux titres par chaque Etat membre de l’UEMOA. Il s’agit de titres ayant une maturité initiale de 12 mois, 3 ans et 5 ans, mais avec une durée résiduelle comprise entre 3 mois et 3 ans.
Selon UMOA-Titres, les cinq pays ont levé des montants différents. La Guinée-Bissau obtient 13,200 milliards sur un montant sollicité de 12 milliards de FCFA. Il a reçu des soumissions globales des investisseurs de 50,392 milliards. Quant au Mali, il a retenu 122,100 milliards sur un montant sollicité de 111 milliards de FCFA, le montant des soumissions étant de 210,978 milliards.
Pour sa part, le Burkina Faso a levé 134,363 milliards sur un montant sollicité de 130 milliards de FCFA pour des soumissions de 136,363 milliards. De son côté, le Sénégal obtient 225,500 milliards sur un montant sollicité de 205 milliards de FCFA avec des soumissions de 507,547 milliards.
La plus grosse somme a été levée par la Côte d’Ivoire soit 324,500milliards sur un montant sollicité de 295 milliards de FCFA. Les investisseurs ont fait des soumissions globales de 760,705 milliards.
Le taux de couverture du montant mis en adjudication est globalement très élevé, se situant à 221,246%. Ce taux se justifie par le fait que le rachat opéré par la BCEAO a été subordonné à la souscription de nouveaux titres par les investisseurs, qui sont principalement des banques.
En revanche, le taux d’absorption est globalement bas, puisqu’il se situe à 49,19%.
