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Guinée : Grogne au temple de Thémis

L’Association des magistrats de Guinée (AMG) demande le rétablissement du juge Moussa Camara et du substitut du procureur du tribunal de première instance de Labé, Cé Avis Gamis, dans leurs fonctions.  Et menace de perturber la rentrée judiciaire prévue au mois d’octobre. Selon les magistrats, le juge Moussa Camara aurait été suspendu parce qu’il avait…

L’Association des magistrats de Guinée (AMG) demande le rétablissement du juge Moussa Camara et du substitut du procureur du tribunal de première instance de Labé, Cé Avis Gamis, dans leurs fonctions.  Et menace de perturber la rentrée judiciaire prévue au mois d’octobre.

Selon les magistrats, le juge Moussa Camara aurait été suspendu parce qu’il avait « refusé de se confronter » à une citoyenne, Mme Hasmaou Diallo, après avoir rendu une décision de justice. Me Cé Avis Gamis, lui, aurait été suspendu pour avoir « exécuté une décision de justice » qui a conduit à la mise en détention de la dame.

L’AMG estime que ces suspensions, parmi d’autres, ne respectent pas les procédures établies pour de telles mesures. Ils ont donc protesté le 15 septembre 2023 devant la Cour suprême, la plus haute juridiction du pays, pour ces deux magistrats suspendus par le ministre de la Justice le 16 août dernier.

« Il appartient au ministre de la Justice de revenir sur ses décisions pour le bon fonctionnement de la justice. Nous avons besoin de garanties, nous avons besoin de sérénité, nous avons besoin du respect de la loi », souligne Mamadou Saliou Diallo, vice-président du tribunal du travail de Conakry.

Le 1er septembre, les magistrats ont remis au secrétaire général de la Cour suprême une liste de 12 revendications, dont la levée de la suspension des collègues, le rétablissement dans leurs droits des magistrats dont les dossiers ont été jugés par le Conseil Supérieur de la Magistrature s’ils sont reconnus coupables de fautes disciplinaires, la priorisation du recours au Conseil Supérieur de la Magistrature pour les fautes disciplinaires plutôt que des suspensions systématiques, conformément à l’article 38 de la loi sur le statut des magistrats.

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