Le 12 septembre 2023, le président de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC), Dieudonné Evou Mekou, a signé le mandat de Rothschild & Co pour l’accompagner dans le processus d’entrée sur le marché financier international. Il s’agit pour cette holding cotée sur Euronext et contrôlée par les branches française et anglaise de la famille Rothschild de procéder à l’évaluation du risque de la BDEAC. C’est un préalable pour que cette institution financière sous-régionale soit éligible à la mobilisation d’une partie des 1700 milliards de FCFA prévus dans le cadre de son plan stratégique 2023-2027, dénommé « Azobé ».
En amont, la BDEAC avait contacté Expertise France pour l’assister dans la mutation de ses règles comptables aux normes International Financial Reporting Standards (IFRS). Mises en place en 2005, ces normes comptables internationales permettent d’harmoniser la présentation des états financiers et comptables des sociétés cotées et d’obtenir un système comptable uniforme entre les différents pays du monde. L’on subodore que l’augmentation de son capital de 1.200 à 1.500 milliards de FCFA, décidé le 27 juillet 2023, s’inscrire dans la même logique. Et pour cause, cette augmentation va améliorer son ratio statutaire, qui limite le taux d’endettement de l’institution à 70% de son capital sujet à appel. Ce taux, actuellement à 62%, pourrait cumuler à 66% à la fin de l’année en cours.
Pour rappel, la BDEAC a le choix entre Standard & Poor’s Global Ratings, Moody’s et Fitch Ratings, trois des plus grandes agences de notation au monde, pour évaluer sa notation crédit inaugurale. Parmi les priorités de cette banque pour le quinquennat en cours, l’on note l’atteinte de la catégorie investment, correspondant aux notations situées entre AAA et BBB-, selon l’échelle de Standard & Poor’s. Cette catégorie est attribuée aux structures dont la capacité de remboursement est élevée. Les faisant accéder aux crédits à faibles taux.
