Lors de la présentation, ce mardi 5 septembre, du rapport annuel 2022 sur les prélèvements dans le secteur de l’énergie, le ministre des Finances du Ghana, Ken Ofori-Atta, a annoncé que le gouvernement compte collecter 705 millions de dollars de taxe dans le secteur en 2023.
« En 2023, un total de 705 millions de dollars devrait être collecté, ce qui représente une augmentation de 10,9% par rapport au chiffre programmé pour 2022. Les perspectives à moyen terme restent positives, avec des collectes estimées à 841 millions de dollars, 983 millions de dollars et 1,1 milliards de dollars respectivement en 2024, 2025 et 2026 », explique le ministre. Avant d’ajouter que de 2016 au 31 décembre 2022, les prélèvements dans le secteur de l’énergie (ESLA) s’élevaient à 1,6 milliard de dollars.
D’après Ken Ofori-Atta, les prélèvements sur le secteur de l’énergie ont joué un rôle central dans le financement de divers projets critiques, notamment le paiement de la dette des services publics d’électricité, les subventions pour le carburant prémélangé et le fioul résiduel, les infrastructures d’éclairage public, l’entretien des routes et le soutien à la Commission de l’énergie. « Le fonctionnement efficace et efficient de l’ESLA reste essentiel à la quête nationale de stabilité macroéconomique, de croissance économique robuste et de transformation économique et structurelle », dit-il.
En dépit d’une performance mitigée en 2022, relève le ministre Ken Ofori-Atta, où les prélèvements réels collectés dans le secteur de l’énergie se sont élevés à 587,77 millions de dollars, soit un déficit de 7,9 % par rapport à l’objectif, l’on note une hausse de 6,5 % par rapport 2021. Une performance marquée également par les perturbations sur le marché mondial de l’énergie en 2022, notamment les sanctions contre les principaux exportateurs d’énergie qui ont entraîné une hausse des coûts de l’énergie à l’échelle mondiale. Ainsi que l’inflation de 544,1% qu’a connue la Ghana soutenue par une dépréciation cumulée de 30%.
