L’agence de notation américaine Moody’s a déclaré, dans un communiqué publié le 1er septembre 2023, qu’elle s’attend à une baisse des investissements directs étrangers au Gabon, lesquels ont atteint en moyenne 9 % du PIB entre 2016 et 2021. « Nous nous attendons à ce que la prise de pouvoir par les militaires et l’incertitude politique accrue pèsent sur les perspectives économiques du Gabon et sur le soutien financier de la communauté internationale », indique-t-elle.
En effet, les analystes de Moody’s alertent que le programme en cours entre Libreville et le Fonds monétaire international (FMI), qui a déjà connu des retards depuis l’achèvement de la première et de la deuxième revue en juin 2022, est susceptible de ralentir davantage. Et que le Gabon ne recevra pas les décaissements du Fonds prévus cette année. De même, l’agence de notation relève que d’autres financements liés à ce programme, dont celui de la Banque africaine de développement (BAD), risquent le même sort. Et Moody’s de prédire que les nouvelles autorités vont se replier sur le marché domestique des capitaux de la CEMAC qui est déjà « peu profond pour le financement ».
Pour rappel, l’Etat du Gabon est un acteur de référence sur le marché financier de la zone. C’est le premier émetteur à la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC), avec un stock d’emprunts obligataires à 463 milliards de FCFA, soit 38,6% sur l’encours de la dette totale sur le marché coté, au 25 août 2023. Le trésor gabonais occupe le deuxième rang sur le marché des valeurs du Trésor organisé à la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) avec 24,7% (1452 milliards de FCFA) de l’encours de la dette publique totale du marché qui se situe à 5 881 milliards FCFA à fin juillet 2023.
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A noter que Moody’s ne prévoit pas, du moins pour l’instant, un déclassement de la note du pays logé « Caa1 ». Non seulement en raison de l’absence de sanctions économiques et financières, mais aussi de l’augmentation des revenus pétroliers dans le sillage d’une hausse du prix du baril, laquelle efface, entre autres et pour l’heure, un risque de défaut de paiement.
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