La capitale gabonaise s’est réveillée tôt ce 30 août 2023 par l’annonce d’un coup d’Etat perpétré par les éléments de la Garde Républicaine. L’acte porterait la signature du général Brice Olingui-Nguema, chef de la Garde présidentielle.
Le film des événements politiques du pays s’est précipité peu avant l’aube. En effet, 20 minutes après l’annonce des résultats des élections par la commission en charge des élections qui a proclamé Ali Bongo vainqueur avec 64%, un groupe de militaires a pris possession des locaux de la chaîne de télévision Gabon 24 jouxtant le palais présidentiel pour annoncer la fin du régime du régime en place.
Fils d’un officier général gabonais, le général Brice Olingui, commandant de la garde Républicaine, s’affirme comme le nouvel homme homme fort du pays. Dans un deuxième communiqué, ses hommes annoncent avoir placé le président Ali Bongo en résidence surveillée et mis aux arrêts son fils Nouredine Bongo et sa dream-team.
Brice Clautaire Oligmngui Nguema a été dans le passé le dernier aide de camp du président Omar Bongo (père). L’officier fut par la suite détaché à Dakar durant 5 ans à la suite de l’avènement de Ali Bongo au pouvoir, comme attaché militaire à l’ambassade du Gabon au Sénégal.
Selon des sources sécuritaires, l’unité à la tête du Putsh est particulièrement bien équipée.
Le putsh est applaudi dans les quartiers populaires de Libreville et à l’intérieur du pays. Ce putsh sonne comme un parfum de liberté.
