Ali Bongo face à Pr Albert Ondo Ossa et consorts. C’est le principal enjeu politique des élections générales de ce 26 août au Gabon. L’enjeu financier, lui, tient d’abord au budget, 100 milliards de Francs CFA (153 millions d’euros), financé par l’Etat.
L’enjeu économique porte sur la poursuite ou non des orientations prises par le pays pétrolier depuis l’arrivée d’Ali Bongo au pouvoir en 2009.
A la différence de son père, Omar Bongo, qui a dirigé ce pays d’Afrique centrale pendant 41 ans, Ali Bongo, 64 ans, s’est engagé dans une diversification économique en nouant des partenariats avec les pays émergents. En 2010, il interdit l’exportation des grumes non transformées et s’appuie sur cette mesure pour créer la zone économique spéciale de Nkok devenue la plaque tournante de l’Agro-foresterie. Tout dernièrement, le Gabon a adhéré au Commonwealth et a pris des mesures pour introduire l’anglais dès le primaire en marchant sur les traces du Rwanda.
Ce désir d’affranchissement vis-à-vis de la France, conduit avec délicatesse, ne semble pas rencontrer l’assentiment de l’économiste Albert Ondo Ossa, 69 ans ancien ministre de l’Education de Bongo père, désigné le 18 août dernier comme « candidat consensuel » par des candidats ayant rejoint la plateforme Alternance 2023 (A23).
Tout le long du scrutin, la santé du candidat Bongo a suscité des commentaires. « Certes, je n’ai plus la mobilité physique d’antan. Mais ma vivacité d’esprit, ma force de travail et ma motivation sont décuplées”, affirmait le président dans une interview accordée en avril 2023 à Jeune Afrique, le président gabonais aborde la question de sa santé. Un sujet incontournable après l’AVC dont l’héritier de la dynastie qui règne sur le Gabon depuis 1967 a été victime en octobre 2018, en Arabie saoudite.
Le scrutin à bulletin unique combine l’élection présidentielle aux législatives et locales. Quelque 846 000 gabonais sont appelés aux urnes, soit une augmentation de 158 120 nouveaux électeurs »,précisait Lambert Noël Matha, ministre de l’Intérieur.
