Attendu ce lundi 21 août pour l’ouverture de son procès devant la Cour constitutionnelle de Kinshasa, Augustin Matata Ponyo ne s’est pas présenté. L’ancien Premier ministre congolais sous Joseph Kabila est concerné depuis novembre 2020 par une affaire de détournement supposé de 205 millions de dollars, destinés au financement du projet du parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo.
Son procès en cours s’ouvrant à moins de 5 mois de la présidentielle en RDC, est perçu par ses partisans comme une « persécution » politique et un « acharnement » pour l’empêcher de briguer la magistrature suprême. Ce sont ses avocats qui l’ont représenté à l’ouverture de l’audience. Dans le box des accusés figurent également l’ancien gouverneur de la Banque centrale du Congo, Deogratias Mutombo ainsi que l’homme d’affaires sud-africain Christo Grobler, gestionnaire désigné du parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo.
Ce dossier judiciaire qui traîne depuis 2021 devrait probablement dicter le tempo de la prochaine campagne électorale pour la présidentielle du 20 décembre 2023. Une condamnation d’Augustin Matata Ponyo, un des principaux poids lourds de l’opposition, le rendrait inéligible.
Pour cette échéance, l’homme à la cravate rouge a présenté, début août 2023 son projet de société lors d’une conférence de presse à Kindu, ville située à environ 1200 km à l’est de Kinshasa. Etalée sur 5 ans, la proposition politique est chiffrée à 90,2 milliards USD et se concentre sur quatre priorités majeures, visant à relever le PIB à 1000 USD par habitant.
LIRE AUSSI. RDC : Augustin Matata Ponyo présente un projet de société de 90 milliards USD
