Malgré la déchéance de ses droits civiques et politiques, l’ex-président entend faire prévaloir son droit à son inscription sur la liste et, si son parti le désigne, mener le combat pour une candidature à l’élection présidentielle de 2025.
« Je ne suis plus en envie d’être président… Je voulais être président de la République, je l’ai été pendant dix ans. J’ai fini avec. » C’est la réponse de Laurent Gbagbo concernant une éventuelle candidature à l’élection présidentielle de 2025. C’était lors d’une conférence de presse tenue ce mardi 22 août à son cabinet.
Le président du Parti des peuples africains (PPA-CI) entend poursuivre cependant la politique. Et de déclarer : «si mes camarades de parti estiment que je peux être encore utile, alors on fera le combat».
Radié de la liste électorale en raison de la déchéance de ses droits civiques et politiques, l’ex-président ivoirien entend faire prévaloir son droit à son inscription sur la liste. « C’est un combat que je vais mener après les élections locales. Le fait de m’exclure de la liste électorale est une injustice. J’ai fait mon devoir de chef de l’Etat. C’est écrit dans les documents de la CPI à La Haye. Je n’ai rien fait de mal », clame-t-il.
« Le coup d’Etat est déjà consommé » au Niger
Concernant l’actualité du Niger, Laurent Gbagbo affirme que « le coup d’Etat est déjà consommé ». Ajoutant que « les coups d’Etat font partie de nos agendas politiques…Dire à Bazoum qu’on vient pour le réinstaller au pouvoir est un mensonge ». Il plaide pour la libération de Mohamed Bazoum qui soutient être un de ses amis.
Depuis le 26 juillet, le président démocratiquement élu, Mohamed Bazoum, est pris en otage par des militaires chapeautés par le général Abdourahmane Tchiani. Malgré les appels à libération de Mohamed Bazoum, aux mains des militaires et le retour à l’ordre constitutionnel, la junte ne compte pas céder. Dans un discours à la télévision nationale, le général Tchiani demande une transition de trois ans avant de remettre le pouvoir au civil. Des propos que la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) considère comme de la provocation.
