La radio publique algérienne a révélé, le 21 août 2023, l’information selon laquelle l’Etat aurait refusé d’accorder à la France une autorisation de survol de son territoire pour une éventuelle intervention militaire au Niger. Une décision qui s’inscrit dans la suite de son opposition à toute intervention du genre chez son voisin.
Après avoir condamné le putsch perpétré le 26 juillet 2023 par le général Tchiani au Niger, Alger avait appelé à privilégier la voix pacifique pour résoudre la crise, même voix privilégiée par l’Union Africaine. Ce qui n’est pas le cas de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) qui a déjà activé la force en attente et donné son feu vert pour une intervention militaire dans le but de rétablir l’ordre constitutionnel.
L’organisation régionale s’appuerait-elle sur une puissance étrangère pour intervenir au Niger ? Selon les révélations du journal Lemonde, les autorités déchues ont, dans la foulée du putsch, fait une demande officielle d’intervention militaire à la France pour libérer Mohamed Bazoum et le remettre à son poste. Mais Paris n’avait pas alors fait suite à cette requête.
