Pour lutter contre les risques liés à l’émission d’une obligation pour la conservation marine au Gabon (Gabon Blue Bond), le pays a reçu une garantie de 500 millions de dollars de la Société de financement du développement international des États-Unis (DFC). C’est ce que l’on apprend d’un communiqué rendu public le 15 août 2023 sur le site web de cette agence américaine. Dont le président directeur général (PDG), Scott Nathan, a indiqué que « l’assurance contre les risques politiques de la DFC a apporté un soutien essentiel à cette transaction historique, a aidé à mobiliser des capitaux auprès d’investisseurs institutionnels et a catalysé des investissements supplémentaires dans les efforts de conservation marine du Gabon ».
Au cours des 15 prochaines années, souligne Scott Nathan, la somme de 163 millions USD attendue d’une opération de levée des fonds du Gabon, menée conjointement avec l’ONG The Nature Conservancy (TNC) et Bank of America, va permettre de financer de nouveaux efforts de conservation marine. Il sera également question de « faire progresser les objectifs de conservation critiques, protéger les espèces menacées, soutenir « l’économie bleue » durable du pays ». Elle va surtout permettre de racheter une partie de la dette du Gabon.
Une perspective dont s’extasie le président la République du Gabon, Ali Bongo Ondimba (ABO) : « Cet accord permet de réduire notre dette, mieux conserver l’environnement et créer plus d’emplois pour les Gabonais(es) dans ce secteur d’avenir. Il ouvre la voie à d’autres accords du même type en Afrique. Nous pouvons en être fiers. »
Pour rappel, selon les exégètes des valeurs boursières, « une Obligation bleue ou Blue Bonds, inspiré des obligations vertes, est un outil financier pour lever des fonds auprès d’investisseurs afin de financer des projets marins et océaniques aux retombées positives pour l’environnement, l’économie et le climat ».
