L’agence marocaine des énergies renouvelables (Masen) a lancé mercredi un appel d’offres pour la troisième phase d’un projet d’énergie solaire dans les montagnes de l’Atlas. L’appel d’offres demande aux développeurs de soumettre des documents de préqualification avant le 20 octobre pour financer, construire et exploiter la centrale Noor Midelt III de 400 mégawatts (MW) utilisant la technologie photovoltaïque (PV). Il s’agit d’un changement important.
En 2019, Masen avait désigné un consortium comprenant EDF Renouvelables, Masdar et Green of Africa pour développer la première phase du projet, Noor Midelt I, d’une puissance de 800 MW. A l’époque, le projet avait été conduit en combinant la technologie photovoltaïque et la technologie de concentration de l’énergie solaire (CSP). Quatre ans plus tard, la première phase n’est toujours pas achevée, en partie à cause de désaccords sur la technologie CSP, selon des sources.
En juillet dernier, Masen a annoncé qu’elle avait présélectionné six consortiums pour soumissionner en tant que développeurs pour la deuxième phase du projet, Noor Midelt II, d’une puissance de 400 MW, une centrale photovoltaïque avec une capacité de stockage de deux heures. Les six consortiums sont dirigés par l’espagnol Cobra Servicios, Communicaciones y Energia, le français EDF Renouvelables, l’italien Enel Green Power, l’espagnol Iberdrola Renovables International, le belge International Power et le saoudien Acwa Power.
Les énergies renouvelables représentaient 18 % de la production réelle d’électricité au Maroc en 2022, le reste étant assuré par le charbon. Les énergies renouvelables représentent 40 % de la capacité électrique installée, que le Maroc souhaite porter à 52 % d’ici à 2030.
