Maurel & Prom va recouvrer une créance de 14,2 milliards de FCFA due par la Société gabonaise de raffinage (Sogara) au 30 juin 2023. C’est l’objectif d’un protocole d’accord que cette société pétrolière française spécialisée dans l’extraction de pétrole et de gaz naturel a signé en juillet 2023 avec l’État du Gabon. Selon Maurel & Prom, ce recouvrement va s’effectuer à travers « un mécanisme d’imputation sur les coûts récupérables du permis d’Ezanga sans perte économique ».
L’accord est conclu dans un contexte où la Sogara, malgré une production annuelle de brut d’1 million t/an, éprouve d’énormes difficultés financières depuis quelques années. En effet, dans sa récente note de conjoncture, le ministère gabonais de l’Économie et de la Relance révèle que « la Sogara a enregistré une baisse de son chiffre d’affaires de 15,3% entre 2019 et 2020. Il est passé de 219,6 milliards de FCFA en 2019 à 185,6 milliards de FCFA en 2020 ». En 2021, la seule raffinerie du Gabon a tout de même connu une hausse de son chiffre d’affaires de l’ordre de 127,2 %.
Pour rappel, la Sogara n’est pas seulement redevable à Maurel & Prom. Sa dette colossale, dont le montant n’a pas été révélé, a amené le ministre du Pétrole à rencontrer le 1er février 2023 les sociétés pétrolières fournisseurs de brut et l’Union pétrolière gabonaise (Upega). Il était question de convaincre ces sociétés à poursuivre leur collaboration avec la Sogara. Ce à quoi se sont engagés Perenco, Total et Assala, entre autres.
Sur le permis d’Ezanga où elle exploite en exclusivité, la production d’huile en part M&P (80%) de Maurel & Prom est de 15 779 b/j pour le premier semestre 2023, en hausse de 2% par rapport au second semestre 2022.




