Malgré une mission en demi-teinte à Niamey de son émissaire Victoria Nuland, qui a reconnu des discussions « difficiles » avec les putschistes, le chef de la diplomatie américaine, Anthony Blinken, continue de privilégier la voix de la diplomatie. Le secrétaire d’Etat soutient que la négociation est le « moyen préférable » pour arriver à dénouer la crise.
S’exprimant ce mardi 8 août sur les médias français RFI et France24, en langue française, Anthony Blinken a essayé de rassurer les dirigeants de la CEDEAO et ses partenaires européens sur sa démarche. « Nous sommes derrière les efforts de la CEDEAO en Afrique pour essayer de rétablir l’ordre constitutionnel au Niger, donc nous œuvrons de manière diplomatique à soutenir leurs efforts. Je suis en contact régulier avec des leaders en Afrique, avec la CEDEAO, l’Union africaine et évidemment avec nos partenaires en Europe, y compris la France. Les États-Unis comme d’autres pays, nous essayons de mettre en avant la diplomatie pour qu’il y ait un retour à l’ordre constititionel… », a réagi le secrétaire d’État américain.
Les États-Unis sont-ils entrain de reprendre les choses en main pour éviter ce que beaucoup d’observateurs désignent comme « le scénario du pire » avec l’entrée en jeu du groupe Wagner ou pour éviter le » syndrome libyen » ? À Niamey, les positions demeurent toujours aussi tranchées malgré tout. Le CNSP a encore rejeté toute rencontre avec des émissaires de la CEDEAO, alors que l’organisation sous-régionale a convoqué une autre réunion extraordinaire des chefs d’État le 10 août prochain. Serait-est la réunion de la dernière chance ?
