La Banque centrale des États d’Afrique de l’ouest (BCEAO) a annoncé, ce jeudi 3 août, la fermeture de toutes ses agences agences, principale et auxiliaire, au Niger jusqu’à nouvel ordre, en raison des risques sur la bonne marche de ses opérations. Une décision qui s’inscrit dans le même sillage que la batterie de sanctions économiques et financières prononcées par la CEDEAO.
L’ultimatum d’une semaine donnée lors de la réunion des chefs d’États le 30 juillet dernier pour une restitution du pouvoir à Mohamed Bazoum, le président renversé, expire dans moins de 48 heures, sous peine d’engager une intervention militaire. Une option dont les contours sont à l’étude depuis mercredi à Abuja par les chefs d’Etat major de la région.
L’opération de rapatriement des ressortissants occidentaux, notamment la France, les États-Unis ou l’Allemagne et la baisse des rideaux de la BCEAO est-elle annonciateur d’une opération militaire imminente ? En tout état de cause, le Burkina Faso, le Mali se sont engagés aux côtés des Putschistes, dirigés par le général Tchiani. Tandis que la Guinée et l’Algérie ont mis en garde contre les conséquences éventuelles d’une intervention sur la sécurité dans toute la région et sur l’avenir de l’organisation ouest-africaine.
Selon les informations, une délégation de la Cédéao arrivée jeudi à Niamey avec pour mission de « tout faire » pour garantir une résolution « à l’amiable » de la crise au Niger, selon un communiqué de la présidence nigériane, a écourté son séjour sans avoir rencontré le chef de la junte.
