La Kenya Revenue Authority (KRA) a annoncé, jeudi 3 août, que le Trésor avait renoncé, sous le régime du président Uhuru Kenyatta, à interpeller le fabricant d’alcool London Distillers Kenya (LDK) qui devait une facture fiscale de 2,3 millions de dollars.
D’après la Commission des finances et de la planification de l’Assemblée nationale, le fisc avait mis en demeure la LDK de payer les droits d’accise qu’elle percevait sur la vente d’alcool. Mais le PCA de la société, Mohan Galot, a déclaré aux députés avoir bénéficié de l’approbation d’un abandon fiscal qui lui avait été accordé par l’ancien secrétaire du Cabinet du Trésor, Ukur Yatani, le 20 janvier 2022. Et avoir déposé une lettre datée du 31 mars 2023 au nouveau secrétaire du cabinet au Trésor Njuguna Ndung’u résiliant l’acte de l’exonération fiscale de M. Yatani.
Selon Njuguna Ndung’u, cette exonération de la taxe d’accise de « 3,1 millions de dollars » à LDK, allait à l’encontre de la recommandation du patron de la KRA. Un montant sur lequel Mohan Galot rétorque que sa scoiété a payé plus de 500.000 dollars, soit 20 % du montant principal (3,1 millions de dollars). Et la KRA d’exiger le solde de 2,3 millions de dollars qui avait été annulé.
Selon les informations, le régime de M. Kenyatta a accordé 4,3 milliards de dollars d’exonération fiscale aux entreprises locales et multinationales au cours du dernier mandat de l’ex-président. Ce que les députés cherchent désormais à comprendre.
