La Banque mondiale a annoncé mercredi 2 août la suspension de tout décaissement de fonds pour toutes ses opérations au Niger, quelques jours après le putsch militaire orchestré contre le président élu, Mohamed Bazoum.
« La Banque mondiale estime que la paix, la stabilité et l’Etat de droit sont fondamentaux pour créer un monde libéré de la pauvreté sur une planète vivable. Nous sommes alarmés par les efforts visant à renverser le gouvernement démocratiquement élu au Niger », a déclaré l’institution dans un communiqué publié mercredi.
Pour cause, des militaires ont renversé le président Bazoum et son gouvernement le 26 juillet, sous les ordres du général Tchiani, chef de la garde présidentielle et qui s’est par ailleurs proclamé président d’un Conseil national pour la sauvegarde de la patrie, le CNSP.
En réponse, la Banque mondiale a suspendu les décaissements pour toutes les opérations jusqu’à nouvel ordre, à l’exception des partenariats avec le secteur privé, qui, dit-elle, se poursuivront avec prudence.
Cette situation pourrait fortement impacter l’économie du pays qui l’un des plus grands bénéficiaires des fonds de la Banque mondiale en Afrique subsaharienne avec un montant de 4,5 milliards de dollars. Entre 2022 et 2023, le Niger a reçu 600 millions de dollars d’appui budgétaire direct de la Banque.
A noter que la CEDEAO a fixé une ultimatum, qui va jusqu’au 6 août, à la junte pour restaurer l’ordre constitutionnel et libérer Mohamed Bazoum, le président déchu. L’institution sous-régionale dit ne pas exclure une intervention militaire.
