Au parlement le 31 juillet 2023 pour la revue à mi-parcours du budget, le ministre des Finances du Ghana, Ken Ofori-Attah, a affirmé que le taux de croissance global a été ajusté à la baisse à 1,5 % par rapport à l’estimation précédente de 2,8 %, et la croissance du PIB réel non pétrolier a également été révisée à 1,5 % par rapport aux 3,0 % précédents.
Le ministre évoque, pour justifier cette révision à la baisse, un ralentissement général observé dans les trois grands secteurs de l’économie. Les facteurs contribuant à ce ralentissement comprennent la mise en œuvre du plan d’assainissement budgétaire et les conditions économiques mondiales difficiles.
Le cadre budgétaire révisé de 2023, a dit Ken Ofori-Attah, s’aligne sur les objectifs budgétaires du programme du FMI en termes de solde primaire (liquidités et engagements), de trajectoire des recettes et de trajectoire des dépenses primaires. « Ces réalignements du cadre budgétaire 2023 se traduisent par un solde primaire révisé sur la base des engagements d’un déficit de 0,5 % du PIB révisé. Il s’agit d’un ajustement de 3,2 % par rapport à 3,7 % du PIB, inférieur à l’objectif initial d’un excédent de 0,7 % du PIB fixé dans le budget 2023. Cela s’aligne sur la trajectoire d’assainissement budgétaire PC-PEG soutenue par le FMI », s’est-il justifié.
Selon le ministre des Finances, le prix moyen du pétrole brut avait été révisé à 74,0 dollars le baril, en baisse par rapport au prix de 88,55 dollars le baril utilisé dans le budget 2023. En conséquence, les recettes pétrolières totales ont été révisées à la baisse, passant de 1 484,47 millions de dollars à 1 008,65 millions de dollars, soit une baisse de 32 %.
