L’opposant Ousmane Sonko vient d’être placé sous mandat de dépôt pour 8 chefs d’accusation. Le juge d’instruction du 1er cabinet Maham Diallo a suivi le réquisitoire du procureur de la république lors de son dernier point de presse.
Le leader de Pastef était initialement poursuivi pour pour 7 chefs d’inculpation : appels à l’insurrection, association de malfaiteurs, atteinte à la sûreté de l’Etat, complot contre l’autorité de l’Etat, actes et manœuvres à compromettre la sécurité publique et à créer des troubles publiques graves, association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste et vol. À ces charges s’ajoute la diffusion de fausses nouvelles. Lundi, peu avant l’annonce du verdict et alors que les appels à la mobilisation se poursuivaient à travers la toile, le gouvernement a annoncé l’interruption des services d’internet mobile. De son côté, la société Eiffage qui gère l’autoroute à péage Dakar -Aeroport Blaise Diagne a annoncé la suspension temporaire de ses services à cause des manifestants.
L’opposant a déjà été condamné le 1er juin à deux ans de prison ferme dans une affaire de mœurs, un verdict qui le rend inéligible en l’état, soulignent ses avocats et des juristes. Peu après l’annonce de son placement sous mandat de dépôt, Ousmane Sonko a vu son parti, le PASTEF, dissout par un décret du ministère de l »Intérieur.
