Pour sa première émission de capital hybride, S&P Global Ratings a attribué la note AA au groupe de la Banque africaine de développement (BAD), soit la note la plus élevée pour un capital hybride. L’émission proposée serait la première jamais réalisée par une banque multilatérale de développement.
Habituellement, le capital hybride est instrument de financement combinant dettes et capitaux propres, utilisé par les entreprises, les institutions financières, les compagnies d’assurance et les agences. Son utilisation par une banque multilatérale de développement est une première mondiale.
S&P Global Ratings soutient d’ailleurs à juste titre que «la Banque africaine de développement serait, à notre connaissance, la première institution multilatérale de financement à incorporer du capital hybride dans sa structure de capital». Une transaction qui a attiré l’attention du monde entier, notamment des experts du G20 sur l’adéquation des fonds propres, qui ont recommandé que d’autres banques multilatérales de développement explorent également les instruments de capital hybride.
« La Banque africaine de développement est pionnière en matière d’innovations financières. Notre décision d’émettre du capital hybride nous permettra de mobiliser davantage de financements sur les marchés de capitaux afin de renforcer l’accélération de la croissance et du développement de l’Afrique», a déclaré Akinwumi Adesina. Estimant que les banques multilatérales de développement mondiales et régionales sont appelées à modifier leurs modèles d’entreprise pour mobiliser davantage de financements à grande échelle, afin de lutter contre les changements climatiques.
