Sur les 13 pays que compte l’Afrique australe, sept sont faibles à la résilience climatique, mais aussi « médiocres » en termes de croissance, d’après le dernier rapport de la Banque africaine de développement (BAD) sur les perspectives économiques de la région, publié le 24 juillet. Il s‘agit de l’Angola, de l’Eswatini, du Lesotho, de Madagascar, du Malawi, de la Mozambique et du Zimbabwe.
Intitulé « Mobiliser le financement du secteur privé pour le climat et la croissance verte en Afrique », le rapport 2023 dévoile également les pays de la région les plus résilients au changement climatique, qui affichent une forte « croissance verte ». Il s’agit d’Afrique du Sud, du Botswana, des îles Comores, de l’île Maurice, de la Namibie et de la Zambie.
Les études montrent que l’Afrique australe doit faire des efforts considérables (renforcement de la législation, mettre l’accent sur la croissance verte …), pour capter davantage les fonds dédiés à l’action climatique.
Si l’on se fie aux statistiques de l’institution, la région a reçu le moins de flux « financiers climatiques » par rapport aux autres régions africaines. En effet, les flux annuels moyens de financement climatique vers l’Afrique australe s’élèvent à 6,2 milliards USD, soit un taux de 6,9 % contre 18% en Afrique du nord, 21,7 % en Afrique de l’ouest, 11,2 % en Afrique de l’Est et 12,2 en Afrique centrale.
1000 milliards USD pour l’action climatique
La BAD en citant le rapport a indiqué que les besoins financiers pour l’action climatique en Afrique australe s’élevaient à 1000 milliards USD, avec un besoin annuel de 90,3 milliards USD pour la période 2020-2030. Pour atteindre ses objectifs, la banque panafricaine recommandent à ces pays de relever un certain nombre de défis notamment promouvoir la croissance verte. Une démarche qui permettra de minimiser les risques de transition tout en veillant à ce que les défis environnementaux et de rareté des ressources soient identifiés et traités.
Prévisions
Après une croissance du PIB de 2,7% en 2022, la région de l’Afrique devrait encore connaître un ralentissement de sa croissance qui atteindra 1,6 %, en 2023, avant de connaître une légère amélioration- 2,7 % -en 2024, selon les prévisions de la BAD. Le fardeau de la dette extérieure, souligne-t-elle, qui devrait demeurer à un niveau élevé dans l’ensemble de la région d’Afrique australe, exerce une pression supplémentaire sur l’environnement. En 2022, elle se situait à 48 %.
