Alors qu’un ralentissement a été observé (la décision finale d’investissement devrait être actée en début de cette année), le projet de gazoduc Maroc-Nigeria (NMGP) continue son bonhomme de chemin. En effet, les deux pays initiateurs du projet gazier viennent de trouver un « partenaire stratégique » pour gérer le volet environnement jugé crucial pour son développement. Il s’agit de la société britannique RPS Group, un groupe mondial de conseil spécialisé dans la gestion environnementale.
Dans cette optique, l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) et la Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC) ont signé un contrat d’assistance avec le groupe britannique, selon une annonce faite par ce dernier le 12 juillet 2023. En vertu de cet accord, RPS se chargera de la mesure des conditions météorologiques et océanographiques en mer le long du tracé proposé pour le gazoduc pendant un an. Le groupe va également appuyer techniquement le projet notamment dans le domaine de l’environnement grâce à ses équipes de MetOcean basées à Newbury, au Royaume-Uni.
En dépit d’un scepticisme considérable quant à sa concrétisation, le projet de 25 milliards USD et de 5.600 km a bien progressé, selon certains observateurs. Qui estiment qu’il devra incontestablement prendre forme dans la mesure où l’Europe est confrontée à une crise de l’offre du gaz due à la guerre entre l’Ukraine et la Russie, principale fournisseur de gaz du marché européen.
Depuis juin dernier, les deux pays multiplient les initiatives en signant des conventions de partenariat avec d’autres compagnies nationales d’hydrocarbures dont la Société Nationale des Opérations Pétrolières de Côte d’Ivoire (PETROCI), la Société nationale des pétroles du Libéria (NOCAL), la Société nationale des hydrocarbures du Bénin (SNH-Bénin).
À noter que le NMGP devrait fournir des ressources en gaz naturel du Nigeria à 13 pays d’Afrique de l’Ouest et du Nord dans le prolongement du gazoduc existant en Afrique de l’Ouest (WAGP) entre le Nigeria, le Bénin, le Togo et le Ghana. Il vise également à faciliter les exportations de gaz naturel vers l’Europe.
En rappel, le gazoduc Nigeria-Maroc a été proposé dans un accord en décembre 2016 entre la Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC) et l’Office national marocain des hydrocarbures et des mines (ONHYM).
