Pour Shell Nigeria Exploration and Production Company (SNEPCo), le gouvernement nigérian doit revoir les conditions fiscales de la loi sur l’industrie pétrolière (PIA) pour les projets pétroliers onshore et mettre en place des conditions fiscales positives pour les projets gaziers qui ne sont pas associés à des projets pétroliers. La directrice générale de la société en a parlé le 22 juillet 2022, lors d’une table ronde, en marge de la conférence Nigeria Oil and Gas, tenue à Abuja (Nigeria).
Cette législation, selon Elohor Aiboni, «a fourni de meilleures conditions pour le pétrole terrestre en réduisant les taxes et les redevances, mais des mesures étaient encore nécessaires pour promulguer des conditions pour le gaz qui n’est pas associé au forage pétrolier ».
Pour ces opérateurs économiques, il est essentiel de mettre en place des conditions fiscales qui attireront les investissements dans l’industrie pétrolière et gazière du Nigeria. « Des conditions fiscales favorables renforceront également la confiance des investisseurs, les encourageant à mettre en œuvre des projets dans l’industrie. Il y a des facteurs qui motiveront les projets pétroliers et gaziers et le premier concerne les finances qui sont très critiques ; il doit donc y avoir des conditions fiscales justes et claires pour soutenir l’exécution des projets », a indiqué Elohor Aiboni.
Au Nigeria, le groupe détient près d’un tiers de la production en eau profonde depuis les gisements de Bonga et d’Erha. Shell Nigeria Exploration and Production Company Limited (SNEPCo, participation de Shell à 100 %) a d’ailleurs été le pionnier de la production de pétrole et de gaz en eau profonde à partir du champ de Bonga dans le golfe de Guinée, où les profondeurs atteignent plus de 1 000 mètres.
