Dès décembre 2023, le gouvernement gabonais va lancer une étude pour déterminer la contribution des entreprises du secteur bois dans les recettes budgétaires de l’État ainsi que l’évolution de l’activité et de la production du secteur. C’est l’objet de l’avis à manifestation d’intérêt (AMI) qu’il vient de lancer pour le recrutement d’une firme ou d’un consultant pour mener cette étude pour une durée de quatre mois.
Cette étude sera financée grâce à un prêt de la Banque africaine de développement (BAD) dans le cadre du Projet d’appui à la diversification de l’économie gabonaise (PADEG). Jusqu’ici, rien ne filtre sur le montant de ce prêt ni ses conditions.
Selon les termes de référence (TDR) de l’AMI, il est attendu du consultant retenu « la caractérisation des emplois et l’évaluation du nombre de travail créé ainsi que la masse salariale générée dans la filière bois ». Par ailleurs, « il devra concevoir une base de données accessible à distance, qui puisse être actualisée des données futures qui seront collectées, puis former les agents des directions générales pour sa mise à jour ».
Pour rappel, ce n’est pas la première fois que le gouvernement gabonais a recours à des consultants pour déterminer la contribution de la filière bois dans l’économie gabonaise. En effet, en juin 2023, le Cabinet de comptabilité Ernst and Young et le Cabinet de réalisation d’études socio-économiques Mays Mouissi consulting ont publié les résultats d’une récente étude à ce propos. Celle-ci révèle l’impact positif qu’a eu la transformation locale du bois sur les recettes de l’État et le secteur de l’emploi dans la filière bois. Ainsi, apprend-on, « la production de placage du Gabon a triplé entre 2010 et 2022 pour se situer à 589 181 m3, et le chiffre d’affaires de l’industrie forestière quant à lui a progressé de 292% entre 2014 et 2022 ».




