La Communauté urbaine de Yaoundé (CUY) envisage la création d’une redevance payable par les producteurs de déchets. La recommandation a été faite au cours d’une réunion de concertation qui s’est déroulée le 11 juillet 2023 à Yaoundé, la capitale du Cameroun, entre la CUY, le ministère de l’Habitat et du Développement urbain (Minhdu), le préfet du Mfoundi, les maires d’arrondissement, les chefs traditionnels du Mfoundi et les deux sociétés en charge de la gestion des ordures dans la ville (Hygiène et salubrité du Cameroun (Hysacam) et Thychlof Sarl à Yaoundé 3).
Pour le maire de la ville, Luc Messi Atangana, cette recommandation se justifie par « la combinaison entre la cherté du traitement des ordures pour la mairie de la ville et la modicité de nos ressources financières. Heureusement, dans les mairies d’arrondissement, l’on note l’implication des comités de développement ». Sur les détails de la mise en œuvre de cette option, à la CUY l’on pense que « les producteurs de ces ordures doivent financer ces services suivant le principe de pollueur-payeur comme cela se fait dans d’autres pays », indique Luc Messi Atangana.
Outre le projet d’institution d’une taxe sur la production des ordures à Yaoundé, les participants à la réunion du 11 juillet 2023 ont recommandé le recrutement de nouveaux opérateurs pour que la capitale du Cameroun se débarrasse définitivement de ses ordures ménagères. En posture d’invité du journal parlé de 17h le 13 juillet 2023 sur le Poste national de la Cameroon Radio and Television (CRTV), Luc Messi Atangana, justifie cette décision par le « nombre insuffisant des acteurs en charge de la collecte, alors que le volume d’ordures à traiter est important. Avouons cependant que cette situation est le résultat de l’incivisme, de l’explosion démographique et de l’extension rapide de la ville ». Mais aussi par ce que « la société Hysacam avoue qu’elle est débordée par le volume d’ordures ».
Il a été également envisagé la création « des zones de rétention provisoire des ordures pour pallier les longues distances et la densité du trafic qui ralentissent leur transport vers la décharge de Nkolfoulou ».
