Alors que Boursoroma, filiale de Société Générale, célèbre son cinq millionième client, Orange Bank est désormais sur la sellette avec 700 employés à recaser. Face aux pertes, la banque en ligne de l’opérateur de téléphonie éponyme devrait céder ses activités en France et en Espagne. Selon les informations, des négociations sont en cours avec Hello Banque, filiale de la BNP Paris, qui devrait accueillir les 500 000 clients de Orange Bank en France. Le sort des clients espagnols est encore incertain.
Lancée en 2017 en s’appuyant sur le rachat de Groupama Banque, Orange Bank a cumulé près d’un milliard d’euros de pertes d’exploitations. Cet échec retentissant fait poser des questions sur l’avenir d’Orange Bank en Afrique. Les spéculations vont bon train. Cela bien que le Groupe ait précisé que la négociation exclusive avec BNP Paribas, datant du 28 juin, concerne strictement Orange Bank en France et en Espagne.
Opérant depuis la Côte d’Ivoire à travers l’agrément de NSIA Banque, Orange Bank, surveillée de près par la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), serait gênée dans sa marche par l’autre filiale du groupe, Orange Money, service de transfert d’argent, qui cumule dix ans de succès.
Orange Bank Africa compte 1,2 million de n’a aucun lien capitalistique ou opérationnel avec Orange Bank en France et en Espagne. Elle dispose de larges opportunités de développement de son volant d’affaires en Afrique.
Avec plus de 750 000 clients actuellement en France où elle n’est pas rentable, et 3,3 millions de clients en Europe, la banque en ligne de BNP Paribas fait une bonne affaire puisqu’elle ne rachètera pas directement les clients d’Orange Bank, précisent Les Echos.
Dans ce contexte de fortes pertes, Les Echos révélaient en octobre dernier qu’Orange, actionnaire unique de la banque mobile, avait demandé à la banque Lazard de l’accompagner pour trouver un repreneur ou un partenaire prêt à poursuivre l’aventure à ses côtés. Vente d’Orange Bank, cession minoritaire, partenariat technique ou commercial.
