La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) indique que ses avoirs en devises étrangères et en or devraient atteindre 7 797,8 milliards de FCFA (environ 13 milliards USD) en décembre 2023. Soit une augmentation de 13,8 % en glissement annuel. A la même période, elle prévoit que le taux de couverture extérieure de la monnaie passe à 79,9 % contre 73,1 % en décembre 2022. La banque centrale fonde ses prévisions sur la croissance des réserves de changes qui, au 30 avril 2023, se chiffraient à 7 602,4 milliards de FCFA, soit une hausse de 44,8 % en glissement annuel.
Selon l’institution d’émission monétaire de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), cette augmentation des réserves de changes s’explique par « la légère dépréciation du dollar par rapport au FCFA (-0,8% à 617,2 FCFA/dollar contre 622,4 FCFA/dollar en 2022) ». Mais aussi par « la détérioration de 23,8 % des termes de l’échange ».
Également au rang des catalyseurs du bond quantitatif des réserves de changes des pays de la CEMAC, « le rapatriement des recettes d’exportation et de l’extension de l’application de la réglementation des changes aux sociétés minières, en particulier les entreprises pétrolières ». En effet, soutient la BEAC, depuis 2019, date d’entrée en vigueur du nouveau règlement sur le change, les devises rétrocédées sont passées de 6 201 milliards de FCFA en 2019 à 11 946 milliards de FCFA en 2022. Avec une forte accélération en 2022 due à l’application de ce règlement aux entreprises du secteur extractif. Ainsi, en 5 mois, ces sociétés ont rapatrié 765 milliards de FCFA de devises dans cette région, soit plus de 10% des réserves de changes à date.




