Devant la Commission des affaires économiques et financières (CAEF) du Sénat, le 3 juillet 2023 à Yamoussoukro, pour la présentation de l’orientation budgétaire et économique de la Côte d’Ivoire, première étape de la procédure budgétaire, le ministre du Budget et du Portefeuille de l’Etat, Moussa Sanogo, a donné des indications sur les chiffres relatifs aux budgets 2024, 2025 et 2026.
« Le projet de budget de l’Etat pour l’année 2024 devrait enregistrer une hausse de 20,9% par rapport à 2023, pour s’établir à 14.088,5 milliards de FCFA. Il devrait atteindre 15.301,5 milliards en 2025 et 16.627,5 milliards en 2026, porté par les ressources fiscales prévues à 6.121,4 milliards en 2024, à 6.784,3 milliards en 2025 et à 7718 milliards de FCFA en 2026 », dit-il.
Objet de polémique depuis des années, la question de l’endettement a été abordée par l’hôte des parlementaires. Il affirme que le niveau d’endettement resterait soutenable, passant de 60,8% en 2024 à 59,5% en 2026, toujours en dessous du seuil communautaire de 70%. Et le déficit budgétaire, dont la norme communautaire est de 3%, va se situer à 4,1% du PIB en 2024 à 3,0% du PIB en 2025 et 2026.
Selon le ministre, il est prévu une chute du taux d’inflation à 2,4% sur la période 2024-2026 contre 4,2% en 2021, de 5,2% en 2022 et de 3,7% en 2023.
Pour ces lois de finances, le point d’achoppement entre le gouvernement et le secteur privé est la pression fiscale. Alors que l’exécutif évoque un taux de pression fiscale qui passerait de 14,1% en 2024 à 14,7% en 2025 puis à 15,1% en 2026, les opérateurs économiques parlent eux d’une pression fiscale « trop contraignante », de l’ordre de 25% selon l’ex-président du patronat, Jean Marie Ackah.
