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Commerce extérieur : la digitalisation pour contrecarrer des tracasseries sur les corridors Douala-Bangui et Douala-Ndjamena

Les échanges économiques et commerciaux entre le Cameroun qui sert de port d’attache pour les pays de l’hinterland que sont la Centrafrique et le Tchad restent dynamiques en dépit des tracasseries sur les corridors Douala-Bangui et Douala-Ndjamena. La facilitation du commerce extérieur préoccupe des acteurs la chaîne logistique de la Communauté économique et monétaire de…

Les échanges économiques et commerciaux entre le Cameroun qui sert de port d’attache pour les pays de l’hinterland que sont la Centrafrique et le Tchad restent dynamiques en dépit des tracasseries sur les corridors Douala-Bangui et Douala-Ndjamena. La facilitation du commerce extérieur préoccupe des acteurs la chaîne logistique de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) dans la perspective d’atténuer des difficultés de ces pays sans littoral dont plus de 80% du volume de marchandises destinées à l’exportation et à l’importation représentant plus d’un million de tonnes par an transitent en territoire camerounais.

Sous l’égide du Guichet Unique des Opérations du Commerce Extérieur (GUCE) et de United Bank for Africa (UBA), des acteurs de la chaîne logistique de la sous-région se sont retrouvés le 4 juillet 2023 à Douala pour plancher sur la problématique du « transit des marchandises à l’aune de la digitalisation des procédures et paiements ». Des échanges d’expérience ont permis aux participants de mettre en lumière les outils et les solutions mis en œuvre pour la facilitation des opérations de transit des marchandises rejoignant les objectifs de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZECLAF) visant l’amélioration du commerce intra-africain. Autrement dit, l’appropriation de la digitalisation des procédures et paiements par le Conseil des chargeurs du Tchad (CCT) et le Conseil Centrafricain des chargeurs (CCC) devrait apporter une plus-value dans la facilitation des opérations de transit

« Le problème de transit est un gros souci pour le Cameroun et les pays de l’hinterland. Il est question de voir dans quelle mesure nous pouvons faciliter le transit. Aujourd’hui, avec l’évolution des technologies, notamment la digitalisation, l’occasion est là pour que nous mettons ensemble ces procédures qui vont faciliter le transit. Nous sommes réunis ensemble pour voir ce qui peut être mis en œuvre parce que le Cameroun tout seul ne peut pas régler un problème majeur comme celui-là. C’est pourquoi nous avons invité ces pays frères, non seulement de participer, mais de contribuer avec l’appui d’aide de ces outils qui sont disponibles et mis en œuvre grâce au Guichet unique et aux efforts des partenaires », a précisé le directeur général du Guichet unique, Isidore Biyiha.

Selon des informations, le dialogue permanent des acteurs de la chaine logistique a permis de réaliser des avancées significatives, entre autres, la mise en place d’un cadre de concertation permanente à l’instar du forum tripartite Cameroun-Centrafrique-Tchad, la mise en œuvre des réformes douanières, la dématérialisation des procédures du commerce extérieur. Tenant compte de l’implication de plusieurs acteurs dans le processus, des améliorations technologiques et réglementaires peuvent entraver ce dynamisme. Ainsi, au-delà des avancées de la dématérialisation avec une cinquantaine de procédures dématérialisées par le GUCE, des efforts restent à faire pour fluidifier des échanges. Raison pour laquelle « notre gouvernement est très préoccupé par les problèmes de transit. Nous sommes tenus de prendre des mesures qui vont dans le sens des orientations données par nos gouvernements respectifs puisqu’il y a un cadre de concertation qui existe que nous devons implémenter », a insisté le directeur général du GUCE.

Si le corridor Douala-Ndjamena représente 65% du Produit intérieur brut (PIB) du Cameroun et du Tchad par exemple, les échanges économiques et commerciaux en zone CEMAC tournent à peine autour de 3%. C’est dire qu’en plus de la batterie de mesures prises pour faciliter les échanges, « la position géographique du Cameroun est stratégique pour la régulation des échanges économiques et commerciaux dans la sous-région », a souligné le directeur général de UBA-Cameroun, Jude Anele. Un rôle conforme à la vision d’un développement participatif promeut par cette banque panafricaine qui multiple des initiatives pour la promotion des économies africaines. Dans ce sillage, UBA a ouvert une ligne de crédit de 3000 milliards de FCFA destinés au financement des Petites et moyennes entreprises (PME) suite à l’accord paraphé en juin dernier à Accra, au Ghana, avec le secrétariat général de la ZLECAF.

Faut-il le préciser, en dehors du Cameroun de la Centrafrique et du Tchad, des partenaires au développement à l’instar de la Banque mondiale (BM) et la Banque africaine de développement (BAD) participent à la fluidification des échanges et à la facilitation du commerce extérieur sur les corridors Douala-Bangui/Douala-Ndjamena.

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