La Nation arc-en-ciel accueillera, du 22 au 24 août 2023, le 15e Sommet des BRICS au Sandton Convention Centre à Johannesburg, sous le thème « BRICS et l’Afrique : partenariat pour une croissance mutuellement accélérée, un développement durable et un multilatéralisme inclusif ». Concernant la polémique alimentée sur la venue du président russe Vladimir Poutine à cette rencontre depuis le mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI) à son encontre en mars dernier, l’Afrique du Sud a annoncé qu’elle accordera l’immunité diplomatique à tous les représentants internationaux qui seront présents lors de l’événement afin d’éviter toute arrestation de diplomate russe.
Certes, l’Afrique du Sud fait partie des signataires du traité de La Haye et a l’obligation, en théorie, d’exécuter un mandat d’arrêt si Vladimir Poutine venait à poser le pied sur le territoire. Mais Pretoria, pour botter en touche les ordres de la CPI, s’appuie sur l’article VI section A, sur les privilèges et immunités des Nations unies. Qui stipule : « les experts, lorsqu’ils accomplissent des missions pour l’Organisation des Nations unies, jouissent, pendant la durée de cette mission, y compris le temps du voyage, des privilèges et immunités nécessaires pour exercer leurs fonctions en toute indépendance ».
En plus, une autre charte est évoquée. Il s’agit de l’article 98 du Statut de Rome qui dit : « La Cour ne peut poursuivre l’exécution d’une demande de remise qui contraindrait l’État requis à agir de façon incompatible avec les obligations qui lui incombent en vertu d’accords internationaux selon lesquels le consentement de l’État d’envoi est nécessaire pour que soit remise à la Cour une personne relevant de cet État, à moins que la Cour ne puisse au préalable obtenir la coopération de l’État d’envoi pour qu’il consente à la remise ».
Pretoria et Moscou entretiennent des liens très étroits. Malgré les accusations, ces derniers mois, de fourniture d’armes à la Russie, dans le conflit qui l’oppose à l’Ukraine, l’Afrique du Sud a toujours clamé sa neutralité et le souhait d’une fin du conflit.
