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Africa 50: A Lomé, le président Faure Gnassingbé invite le secteur privé à se mobiliser pour le financement des infrastructures

Le Forum sur le financement des infrastructures s’est ouvert ce 3 juillet 2023 à Lomé en présence du président togolais Faure Gnassingbé, du premier premier et du président de l’assemblée nationale. Intervenant en marge de l’assemblée générale des actionnaires de Africa 50, l’événement a mobilisé des sommités des institutions financières à l’instar du président de…

Le Forum sur le financement des infrastructures s’est ouvert ce 3 juillet 2023 à Lomé en présence du président togolais Faure Gnassingbé, du premier premier et du président de l’assemblée nationale. Intervenant en marge de l’assemblée générale des actionnaires de Africa 50, l’événement a mobilisé des sommités des institutions financières à l’instar du président de la Banque Africaine de Développement, Akinwumi Adesina, du président de la Banque Arabe pour le Développement de l’Afrique (BADEA), Sidi Ould Tah, du président de TDB Group, Admassu Tadesse et des présidents des  institutions financières basées à Lomé comme Serge Ekué de la BOAD. L’ivoirien Tidjane Thiam, ex CEO de Crédit Suisse, était aussi présent tout comme Salaheddine Mezouar, ancien ministre marocain des Finances puis des Affaires Étrangères et ancien président du patronat de son pays. Également de la partie, le sénégalais Amadou Kane, ancien patron de BNP Afrique et également ancien ministre des Finances. 

Dans son allocution d’ouverture, Alain Ebobissé, CEO de Africa 50, a mis l’accent sur l’innovation avec le premier programme de “recyclage des actifs” en Afrique. Africa 50 a investi 6,5 milliards de dollars dans 21 projets en Afrique.

Prenant la parole à son tour, le président de la Banque Africaine de Développement, Akinwumi Adesina, a d’abord salué le leadership du président Togolais, pays plateforme tournante et logistique en Afrique de l’Ouest. Saluant le 

travail d’Alain Ebobissé, le président Adesina est ensuite revenu sur les conclusions du récent sommet pour un nouveau pacte financier mondial tenu à Paris. “L’Afrique aura besoin de 277 milliards de dollars par an jusqu’en 2030 pour réussir sa transition énergétique”, souligne-t-il appelant à la redirection des DTS supplémentaires vers les banques multilatérales de développement. En attirant 250 milliards de dollars dans ces banques, on crée un effet de levier de plus de 1000 milliards de dollars.

Dans son allocution d’ouverture, le président du Togo a mis l’accent sur le positionnement de son pays, “terre d’opportunités et de rencontres, avant de revenir sur le sujet du jour, à savoir la mobilisation des infrastructures, condition nécessaire au développement. “En Afrique, plus qu’ailleurs, les besoins en investissements dans les infrastructures sont importants avec des estimations de plus de 100 milliard de dollars par an”.

Au Togo, l’infrastructure occupe une part importante dans le plan national du développement. Appelant à mettre l’accent sur les infrastructures vertes, le président Faure estime que la dépense publique ne sera pas suffisante pour combler le gap. L’implication du secteur privé dans le financement est incontournable. “En tant qu’acteur politique, nous devons garantir un environnement stable et propice aux affaires”, conclue le président Faure Gnassingbé dont le pays est salué dans les rapports de la Banque Mondiale comme l’un des grands réformateurs du climat des affaires sur le continent. 

Financial Afrik Premium