Du nouveau dans la session des filiales de Société Générale en Afrique et, notamment, au Congo. Suite au communiqué du ministère de l’Economie et des Finances de ce pays, daté du 12 juin et exprimant son étonnement sous la signature du ministre Jean-Baptiste Ondaye, le Groupe Société Generale a réagi par une missive du 13 juin.
Dans ce courrier signé de Bertrand Pignault et madame Mareme Mbaye, le groupe situé au Boulevard Haussmann à Paris informe l’argentier congolais de l’accord trouvé avec le groupe Vista pour la cession de ses parts, soit 93,47% du capital. La banque française rappelle ce qu’elle avait déjà déclaré dans son communiqué du 8 juin que la réalisation de l’opération est soumise aux approbations des instances de gouvernance de Société Générale Congo ainsi qu’au feu vert des autorités congolaises.
Par conséquent, Société Générale demandait à l’Etat du Congo de clarifier ses positions par rapport à un éventuel droit de péremption au plus tard le 17 juillet 2023. Brazzaville qui a bien accusé réception dudit courrier aurait répondu sans tarder par un courrier du 17 juin 2023 dans lequel elle confirme sa volonté d’exercer son droit de préemption. Ainsi, l’Etat actionnaire réitère une position déjà exprimée le 15 mai 2023. Reste désormais à savoir quel est le niveau de valorisation retenu pour fixer le prix de cession.
Rappelons que la Guinée Équatoriale, alignée sur le Congo, avait aussi exprimé des réserves laissant présager de négociations préalables ou un exercice d’un droit de préemption dans la cession de la filiale locale de Société Générale.
