Envoyé spécial.
AfrexInsure. C’est la nouvelle structure dévoilée par Afreximbank à Accra où elle a démarré, le 18 juin 2023, sa 30e assemblée générale sous le thème de l’augmentation des échanges entre les pays africains. Dans un contexte de gap de financement de 120 milliards de dollars pour le commerce africain et de 100 milliards de dollars pour les infrastructures, l’assurance apporte un élan concret dans la maîtrise des risques transfrontaliers.
En cours d’implémentation depuis 2021 et ayant déjà émis sa première police en mars dernier , “la nouvelle entité, Afrexim Insurance Management Company (AfrexInsure), en tant que partie intégrante de notre groupe est la démonstration de notre engagement sans relâche à fournir davantage de solutions financières et de gestion des risques pour combler le déficit persistant de financement du commerce et d’investissement lié au commerce sur le continent” a déclaré Professeur Benedict Oromah, président d’Afrexmbank.
La nouvelle structure offrira des services d’assurance à l’export en accompagnant les pays africains et les entités privées dans la diversification de leurs paniers d’exportation et de leurs marchés d’exposition, en mettant davantage l’accent sur le commerce intra-africain. La pandémie de Covid-19 et la crise russo-ukrainienne a accéléré la donne chez Afreximbank, une institution qui se positionne plus que jamais comme la banque de facilitation du commerce intra-africain. Dans ce cadre, la banque basée au Caire a lancé récemment le Pan-African Payment and Settlement System (PAPSS) ou système de compensation et de réglement entre devises africaines qui permet de réaliser des opérations transfrontaliéres en se passant de la coûteuse intermediation en dollars à travers des banques correspondantes rétribuées par du collatéral et un pricing indexé sur un risque-pays souvent surerstimé.
Une révolution silencieuse en somme pour Afreximbank qui a par ailleurs consacré 1 million de dollars (porté à 6 millions de dollars) au Secrétariat de la Zone de libre échange continental (ZLECA, CFTA) afin d’équiper ses bureaux d’Accra et de démarrer son fonctionnement.
Du reste, comme l’a martelé Professeur Oromah, il faudrait le continent a besoin de banques, de compagnies d’assurance et de réassurance et d’un écosystème puissant pour réduire et couvrir les risques et faciliter le commerce entre les diffèrents pays.
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