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Vente des filiales Société Générale : le Congo et la Guinée Équatoriale disent niet

Exclusif. Malabo et Brazzaville n’ont pas tardé à réagir au communiqué de la Société Générale daté du 8 juin et faisant état de la cession de ses filiales dans certains pays d’Afrique dont celles du Congo et de la Guinée Équatoriale attribuées au groupe Vista. Le ministre équato-guinéen des Finances et du Budget, Fortunato Ofa…

Exclusif. Malabo et Brazzaville n’ont pas tardé à réagir au communiqué de la Société Générale daté du 8 juin et faisant état de la cession de ses filiales dans certains pays d’Afrique dont celles du Congo et de la Guinée Équatoriale attribuées au groupe Vista. 

Le ministre équato-guinéen des Finances et du Budget, Fortunato Ofa Mbo Nchama, a exprimé son mécontentement dans un tweet explicite.

“Le statut de  la SGBGE (NDLR: la filiale de la Société Générale en Guinée Équatoriale) et d’autres dispositions en vigueur établissent la procédure et les conditions préalables à remplir par un actionnaire pour céder sa part du capital. Tout accord ne respectant pas cette légalité n’aura pas l’aval du Ministère des Finances et du Budget”.

Des sources bien informées estiment que Malabo n’a même pas été prévenue de ce projet de cession auquel l’Etat elle s’était déjà opposé il y a 2 ans. 

Du côté de Brazzaville aussi, l’annonce de Société Générale a surpris. L’Etat conseillé par la Banque d’Affaire BGFICapital, filiale du Groupe BGFIBank, avait exprimé sa volonté d’exercer son droit de péemption depuis janvier 2023. Brazzaville était revenue à la charge en mai dernier en s’adressant directement à Madame MBAYE Marème, Présidente du Conseil d’Administration de Société Générale Congo, sans réponse probante. Détentrice de 93,47% du capital social de Société Générale Congo, le groupe français aurait-il fait la sourde oreille ?

L’Etat, actionnaire de la filiale, continue d’exprimer sa volonté de reprendre lui même les actions du groupe français. “Comme le prévoit les dispositions statutaires encadrées par les règles OHADA, les actionnaires disposent d’un droit de préemption sur toutes cessions d’actions”, estime une source proche du dossier persuadé qu’aucune cession ne peut être avalisée sans l’assentiment des Etats d’autant plus qu’il s’agit dans les cas d’espèce d’Etats actionnaires. 

À préciser que dans son communiqué, Société Générale indique que les cessions annoncées restent soumises aux approbations réglementaires des autorités des pays concernés. “Société Générale est un acteur responsable, les autorités de régulation locales et régionales ont été informées”, estime une source interne du groupe français.
La réalisation de ces opérations, qui pourrait intervenir d’ici la fin de l’année 2023, est soumise à l’approbation des instances de gouvernance des entités, aux conditions suspensives usuelles ainsi qu’à la validation des autorités financières et réglementaires compétentes.

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