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UEMOA : 3 recommandations phares pour booster le marché de l’affacturage et l’assurance-crédit

Les rideaux sont tombés, ce vendredi 9 juin à Dakar (Sénégal) , sur la Conférence Régionale 2023 sur l’affacturage, le financement des créances et l’assurance-crédit en Afrique de l’Ouest. Ces assises de 3 jours (du 7 au 9 juin) ont été organisées par la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) à travers…

Les rideaux sont tombés, ce vendredi 9 juin à Dakar (Sénégal) , sur la Conférence Régionale 2023 sur l’affacturage, le financement des créances et l’assurance-crédit en Afrique de l’Ouest. Ces assises de 3 jours (du 7 au 9 juin) ont été organisées par la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) à travers son centre de formation, le Centre Ouest Africain de Formation et d’Etudes Bancaires (COFEB), de concert avec la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) et FCI, une organisation mondiale des sociétés d’affacturage.

Axée autour du thème central : « l’affacturage, le financement des créances et l’assurance-crédit en Afrique de l’Ouest » , cette initiative a permis à plus de 100 participants de faire l’état des lieux sur le marché de l’affacturage et l’assurance-crédit en Afrique et plus particulièrement au sein de l’espace l’UEMOA.

Les discussions de fond se sont déroulées à travers une série de panels dont on peut retenir les sous thèmes suivants : « L’affacturage, un outil essentiel pour garantir la liquidité et l’accès au financement des PME » , « Un cadre juridique et réglementaire qui favorise l’affacturage » , « L’assurance-crédit et l’affacturage :Un outil fondamental pour le développement de l’affacturage en Afrique ».

À noter que pendant ces 3 jours, l’ensemble de l’écosystème, regroupant sociétés d’affacturage, banques, Institutions financières, autorités de régulation et législateurs entre autres se sont penchés sur l’évolution des activités de l’affacturage et de l’assurance-crédit dans la région. Les acteurs ont fait l’état des lieux dans les domaines de l’affacturage et de l’assurance-crédit. En plus d’échanger sur leurs expériences pratiques, ils ont abordé les enjeux et défis dans ces domaines afin d’atteindre les objectifs cibles.

3 recommandations

Ainsi, les débats ont permis d’aboutir à 3 recommandations phares pour booster le marché de l’affacturage et l’assurance-crédit dans un contexte de crise de liquidité mondiale où les entreprises font face à des risques de faillite. Une situation aggravée par des chocs externes avec notamment la pandémie de Covid-19 et la guerre en Ukraine.

En effet, les panélistes ont recommandé aux gouvernements d’accélérer la législation sur l’affacturage et l’assurance-crédit dans les pays de l’union, d’inciter les entreprises notamment les PME à s’approprier ces activités, et invité les acteurs à exploiter la niche d’opportunités que sont ces nouveaux instruments financiers.

Pour le premier point, les spécialistes soutiennent que si la loi uniforme relative à l’affacturage dans les Etats membres de l’UMOA, adoptée en 2020 par le conseil des ministres, est accélérée, cela permettra aux acteurs d’être formels et d’en tirer davantage de profits sur ces secteurs. Ils constatent que le procédure de la législation traîne les pieds dans plusieurs pays de l’union.

Concernant les entreprises, ils estiment que ces dernières gagneraient à mettre l’accent sur la mise en œuvre de ces activités, car elles représentent environ 95% du tissu de l’économie des pays membres de l’UEMOA.

S’agissant des acteurs, les experts recommandent de tout faire pour profiter des avantages du marché de l’affacturage, dont l’Afrique ne représente que moins de 1% du financement mondial. Et d’appeler les acteurs à adopter impérativement de nouvelles démarches (renforcer leurs capacités, s’informer sur l’affacturage international, connaître les enjeux et défis …) pour tirer profit de ces nouvelles niches d’opportunités sur le continent.

L’affacturage, une solution alternative au financement des PME

Venu présider la cérémonie d’ouverture en l’absence du gouverneur de la BCEAO, Abdoulaye Seck , le secrétaire général a laissé entendre que son institution a inscrit au rang de ses priorités la promotion et le développement de l’affacturage, afin de libérer le potentiel de croissance des entreprises, notamment les Micros, Petites et Moyennes Entreprises.

Dans le même sillage, Samba Yacine Diop, directeur activité affacturage de la Banque Nationale pour le Développement Economique (BNDE) du Sénégal a indiqué que l’industrie de l’affacturage peut être un moyen de financement des petites et moyennes entreprises (PME) africaines. Car, souligne-t-il, ce concept est encore très peu connu en Afrique. Selon ses statistiques, moins de 1% des entreprises sont présentes sur ce marché alors qu’il est une solution alternative.

Actuellement, les entreprises africaines sont confrontées à de sérieux problèmes de financement de leurs besoins en fonds de roulement en raison de manque de garanties, a expliqué le responsable, ajoutant qu’il y a des créances qui dorment pouvant être transformées en liquidité.

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