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Retrait de Société Générale en Afrique: trois mousquetaires burkinabé à la manœuvre 

Le retrait actif de Société Générale des quatre filiales africaines qui sera suivi bientôt de trois nouvelles filiales s’explique d’abord par le désir du groupe français de se recentrer sur les marchés matures. De même, la banque française présidée désormais par Slawomir Krupa, un financier peu connaisseur de l’Afrique, qui a succédé à Frédéric Oudéa…

Le retrait actif de Société Générale des quatre filiales africaines qui sera suivi bientôt de trois nouvelles filiales s’explique d’abord par le désir du groupe français de se recentrer sur les marchés matures.
De même, la banque française présidée désormais par Slawomir Krupa, un financier peu connaisseur de l’Afrique, qui a succédé à Frédéric Oudéa il y a quelques semaines, est devenue frileuse avec les risques de conformité depuis son amende record par les États-Unis. Le groupe français ne voudrait plus s’exposer sur des marchés exigus et compliqués comme ceux du Sahel ou encore celui de la Guinée Équatoriale, en vente depuis une dizaine d’années.
Dans le fond, Société Générale n’arrive plus à faire face à la concurrence ayant bâti son modèle sur l’accompagnement des expatriés et des grands groupes français aujourd’hui sur le départ.
Peu outillée pour la mass market, le beurre de l’activité, hésitante sur la mobile banking (le solde de l’éphémère Yeup l’atteste) l’enseigne sise Boulevard Haussmann a choisi de se désengager au profit de groupes africains émergents.

Ainsi, Coris Bank International reprend la Mauritanie et le Tchad complétant ainsi sa présence sur tous les pays du G5 Sahel. Des trois repreneurs, Idrissa Nassa aura certainement été celui qui nécessitera le moins de KYC, étant à la tête d’une success story  bancaire cotée à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières d’Abidjan (BRVM).
Quant au groupe Vista de Simon Simon Tiemtore, déjà acquéreur des filiales de BNP Paribas au Burkina Faso et en Guinée, il reste l’une des grandes curiosités des cabinets de due diligence qui saluent néanmoins son entregent et son influence notable auprès des institutions financières comme Afreximbank et, récemment, la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD).
Dernier des trois mousquetaires, Mahamadou Bonkoungou, également du Burkina Faso, dispose de filiales dans l’aviation et le BTP. Sa banque d’extraction récente, IB Bank, bien en vue à Lomé (reprise de BTCI), sera au fronton des bientôt ex filiales de Société Générale au Togo, Bénin et Burkina Faso. 

Du reste, la montée en force d’un secteur bancaire endogène est appelée à changer la donne. Lors de la première vague de pandémie Covid-19, Coris Bank International (CIB) avait été la première banque de l’UEMOA par la souscription aux fameux bons Covid. 

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