Le Mozambique a annoncé, ce vendredi 26 mai, avoir sélectionné les entreprises françaises TotalEnergies SE et Electricité de France SA (EDF) pour participer au financement du projet hydroélectrique de 1 500 MW de Mphanda Nkuwa, situé dans la province de Tete, selon Bloomberg citant un communiqué du gouvernement.
Cette décision fait suite à la soumission de manifestations d’intérêt (appel d’offres) par huit entreprises, dont ETC Holdings, Zesco Ltd. (Zambie), PetroSA (unité du Central Energy Fund d’Afrique du Sud) et ETC Holdings Mauritius.
Selon des sources gouvernementales, les partenaires énergétiques devront investir entre 500 et 700 millions USD, avant le bouclage financier du projet en 2024 et son achèvement en 2030.
Le projet soutenu par la Société financière internationale (SFI) comprend la construction d’un barrage au fil de l’eau à 61 km en aval du barrage hydroélectrique existant de Cahora Bassa, d’une offre de 2075 MW d’électricité.
Closing financier
Le projet nécessitera un investissement de 4,5 milliards USD dont 70 % financés par des partenaires au développement et les 30% restants par le gouvernement, selon des sources proches du dossier. L’Etat mozambicain apportera le reste du financement par l’intermédiaire de la compagnie publique Electricidade de Moçambique (EDM) et de Hydroelecrica de Cahora Bassa (HCB), l’entreprise qui exploite le barrage de Cahora Bassa.
Concernant les entreprises conseil, le gouvernement a fait son choix sur un consortium formé de la société financière Synergy Consulting basée à Washington aux États-Unis et de la société d’ingénierie Worley Parsons, dont le siège se trouve à Sidney en Australie. Les deux sociétés vont collaborer avec les cabinets juridiques Baker Mckenzie et HRA Advogados, respectivement d’origine américaine et mozambicaine.
Projet « scandaleux »
Même si le gouvernement estime que le mégaprojet hydroélectrique aura un impact considérable sur les populations riveraines, avec une atténuation d’une pénurie d’électricité régionale, certaines organisations soutiennent le contraire.
selon l’Organisation des Nations unies (ONU), il s’agit du projet le plus scandaleux en Afrique dans le domaine de l’environnement car il aura un impact négatif (déplacement , menace de l’aquaculture…) sur des milliers de personnes vivant dans cette zone.
