Réuni mercredi 24 mai, le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a donné son accord pour un financement de 3,5 milliards de dollars à la Côte d’Ivoire, dans le cadre d’un accord de 40 mois comprenant le mécanisme élargi de crédit (MEDC) et la facilité élargie de crédit (FEC). Cet accord vise à soutenir le pays dans la stabilité macroéconomique à court terme et à jeter les bases d’une transformation économique plus profonde à moyen terme, afin de devenir un pays à revenu intermédiaire supérieur.
Un objectif supplémentaire est d’aider la Côte d’Ivoire à augmenter sa contribution aux réserves internationales de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). Suite à la décision du conseil d’administration du FMI, un décaissement immédiat de 495,4 millions de dollars américains est prévu. Les autorités ivoiriennes ont l’intention d’utiliser cette somme pour soutenir le budget.
La principale mesure de réforme de cet accord consiste à mobiliser les recettes intérieures, ce qui est crucial pour assurer la viabilité des finances publiques et de la dette, selon les FMI. Cette mesure, combinée à une amélioration de l’efficacité des dépenses, devrait créer une marge de manœuvre budgétaire permettant de financer les besoins d’investissement ainsi que les dépenses prioritaires en santé et en éducation, favorisant ainsi une transformation économique plus profonde.
Des réformes structurelles sont également prévues pour améliorer le climat des affaires, encourager les investissements du secteur privé et favoriser l’inclusion financière. Ces mesures visent à créer les conditions propices à une croissance inclusive, en renforçant la bonne gouvernance et en investissant dans le capital humain, notamment chez les jeunes et les femmes.
La Côte d’Ivoire a été confrontée à trois chocs majeurs, à savoir la pandémie, les retombées négatives de la guerre en Ukraine et le resserrement monétaire mondial. Ces événements ont entraîné des déséquilibres macroéconomiques croissants.




