L’accord de Cotonou prend fin cette année. La signature prochaine du nouvel accord de partenariat et de financement des actions de l’Union européenne (UE) est en vue. Le déploiement progressif de ce nouveau partenariat est dénommé Instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale (NDICI). En attendant son effectivité, une réunion extraordinaire du Réseau ouest-africain des structures nationales et régionales en charge de la coopération avec l’UE se tient depuis lundi 22 mai à Abidjan, sous l’initiative de la Cellule de coordination de la coopération Côte d’Ivoire/UE (CCC CI/UE).
Cette rencontre, selon le coordonnateur national de la CCC CI/UE, Semon Bamba, sera l’occasion d’examiner le nouveau cadre en cours et de formuler des recommandations à l’endroit des autorités nationales, de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP) et de l’UE. Cependant, les Programmes indicatifs multi-annuels par pays de la période 2021-2027 seront désormais financés par des allocations de ressources issues du NDICI, avec une évaluation à mi-parcours prévue en 2024.
« Le partenariat avec l’UE étant d’un enjeu important, il est primordial que les États de la région ouest-africaine prennent les dispositions adéquates pour renforcer l’efficacité dudit partenariat et adresser au mieux leurs priorités », explique le ministre ivoirien de l’Economie et des Finances, Adama Coulibaly. Il a salué la « parfaite collaboration » entre les pays membres de l’UE qui pourrait même inspirer plusieurs initiatives africaines dont la mise en œuvre est souvent dû à disproportion des priorités
Convaincue de la nécessité de faire évoluer le dispositif actuel vers un dispositif plus stratégique qui sera un outil d’appui au dialogue et au partenariat avec l’UE et ses États membres, l’ambassadeur de l’UE en Côte, Francesca Di Mauro a salué la bonne qualité de la relation entre l’UE et la Côte d’Ivoire voire des États de la région ouest-africaine.
