L’Afrique peut réaliser les avantages liés à l’AfCFTA (la Zone de libre-échange continentale, Zlecaf), notamment pour augmenter la part du commerce africain à 25% en 2045 uniquement en assurant une participation active du secteur privé, selon Melaku Desta, coordonnateur du Centre africain pour la politique commerciale (ATPC), une entité de la Division de l’intégration régionale et du commerce (RITD) de la Commission économique pour l’Afrique (CEA).
Cette dernière a présenté, mercredi 17 mai, son nouveau rapport sur l’indice des entreprises des pays de la zone de libre-échange continentale africaine (ACBI) pour 13 pays africains. Il s’agit notamment de l’Angola, la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo (RDC), l’Égypte, le Gabon, le Kenya, le Maroc, la Namibie, le Nigéria, le Rwanda, le Sénégal, l’Afrique du Sud et la Tunisie.
La rencontre virtuelle a permis à la Commission de partager les principales conclusions et les recommandations politiques résultant des enquêtes menées dans ces pays. L’enquête révèle que les entreprises de la plupart des 13 pays sont neutres dans leur perception de l’impact sur leur activité ou leur capacité à commercer et à investir au-delà des frontières.
« Les États font de leur mieux pour respecter leurs engagements envers l’AfCFTA, mais il reste beaucoup à faire, notamment une meilleure appropriation surtout par le secteur privé », a déclaré Melaku Desta. Il s’agira donc de renforcer la sensibilisation à la ZLECaf, ses opportunités et ses mécanismes de fonctionnement tant au niveau national que continental.
Pour M. Desta, l’indice peut contribuer de manière significative au commerce intra-africain et au développement inclusif en identifiant les goulots d’étranglement et les régimes commerciaux qui peuvent entraver la participation des entités particulières, notamment les femmes et les PME.
Selon l’enquête, les sociétés rwandaises sont généralement optimistes en ce qui concerne l’environnement d’investissement et commercial et les entreprises en RDC sont plus pessimistes par rapport aux entreprises des autres pays.
Dans son intervention, Wafa Aïdi, Chargée des affaires économiques, Division de l’intégration régionale et du commerce (RITD), CEA, a déclaré que les États africains doivent mettre en place des lois et règlements qui facilitent l’intégration de la ZLECaf.
La CEA a développé l’indice des entreprises des pays de l’AfCFTA (ACBI) en 2018 comme l’un des principaux outils permettant aux entreprises d’exprimer leur point de vue sur la mise en œuvre de l’AfCFTA, en identifiant les principales contraintes commerciales.
