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Le ministre ivoirien de l’Économie et des Finances, Adama Coulibaly, a mis en avant les performances économiques du pays au cours des dix dernières années, lors de la 7e édition du Congrès africain des comptables qui s’est déroulé du 15 au 18 mai 2023 à Abidjan, sous le thème « Transformation structurelle et croissance des économies…

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Le ministre ivoirien de l’Économie et des Finances, Adama Coulibaly, a mis en avant les performances économiques du pays au cours des dix dernières années, lors de la 7e édition du Congrès africain des comptables qui s’est déroulé du 15 au 18 mai 2023 à Abidjan, sous le thème « Transformation structurelle et croissance des économies africaines ». Mentionnant que le taux de croissance moyen de 8 % de 2012 à 2019 constitue l’un des plus élevés au monde.

Malgré la récession mondiale causée par la pandémie de la Covid-19, l’on retient que la Côte d’Ivoire a enregistré une croissance positive de 2 % en 2020. En 2021, le taux de croissance est reparti à la hausse avec 5,4 %. Avec la crise en Ukraine en 2022, qui a entraîné une inflation élevée et des difficultés d’accès aux ressources, la première économie de l’Uemoa a enregistré un taux de croissance de 6,7 %.

« Même si l’inflation était maîtrisée de 2012 à 2019, les chocs survenus de 2020 à 2022 ont entraîné une augmentation des prix. Malgré cela, l’inflation a été contenue à 5,2 %, dépassant légèrement le seuil établi par l’UEMOA, mais restant parmi les plus bas sur le continent. Le déficit budgétaire, fixé à 3 %, est considéré comme conjoncturel », a indiqué le ministre Adama Coulibaly.

Il a ajouté que les solides agrégats macroéconomiques de la Côte d’Ivoire sont le résultat des réformes menées sous la direction du président Alassane Ouattara. Parmi elles, on compte les trois Plans nationaux de développement (PND), le dernier couvrant la période 2021-2025. Ces plans définissent les priorités du gouvernement en termes d’investissements et de réformes structurelles, dont la création du Tribunal du commerce et du guichet unique pour la formalité des entreprises.

Ces réformes comprennent également la modernisation et la mise en réseau des services des régies financières, l’adoption d’une stratégie de gestion à moyen terme de la dette, la création de la Caisse de dépôt et de consignations, ainsi que de nouveaux outils de financement tels que le crédit-bail et l’affacturage.

En ce qui concerne les perspectives, le ministre a indiqué que les objectifs chiffrés découlent de la vision 2030 du chef de l’État. Et a mis l’accent sur certains de ces objectifs, tels que la réduction de moitié du taux de pauvreté, passant de 39 % à moins de 20 % d’ici 2030. Il a également souligné la volonté d’Abidjan de doubler le PIB par habitant d’ici 2030 afin de hisser la Côte d’Ivoire au rang des pays à revenu intermédiaire supérieur, avec la création prévue de 8 millions d’emplois pour les jeunes.

Enfin, le ministre a mentionné l’objectif d’accroître l’espérance de vie des populations, passant de 57 ans à 67 ans.

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