Par Maya Myral (Alger).
Les préparatifs de la 49e conférence et l’Assemblée générale de l’Organisation des Assurances Africaines (OAA) s’intensifient. Alger, la capitale qui accueille l’événement du 27 au 31 mai, compte être à la hauteur de ce rendez-vous international durant lequel les débats se focaliseront sur l’importante thématique de «la contribution de l’assurance aux défis de la sécurité alimentaire en Afrique». Joint par Financial Afrik, Hassen Khelifati, président de la Commission communication, sponsoring et protocole annonce l’inscription de plus de 1500 délégués, un chiffre appelé à atteindre les 1600 dont 1000 internationaux. S’y ajoutent 40 sponsors ayant confirmé leur présence. D’autres, assure notre interlocuteur, «le feront incessamment».
Aujourd’hui, le continent africain semble prendre conscience qu’aux problèmes communs, s’imposent des solutions communes. Capable de s’ériger en un véritable facteur de développement, l’assurance agricole a besoin d’être repensée. «Les intervenants vont essayer de donner aux Gouvernements, assureurs, réassureurs et agriculteurs, de nouveaux outils et produits de protection pour parvenir à un accompagnement optimal de l’agriculture», relève M. Khelifati.
Les catastrophes naturelles liées au changement climatique ont un impact majeur sur les petits exploitants agricoles de la région africaine. L’agriculture est considérée comme la pierre angulaire des économies africaines. Plus d’un demi-milliard d’Africains dépendent des petites exploitations pour leur subsistance et leurs revenus. Aujourd’hui, plus que jamais, les pays du Continent ont besoin de mieux s’armer, en matière d’assurance, pour améliorer la résilience des agriculteurs et les prémunir, entre autres, contre les risques de production. La promotion de la coopération interafricaine en matière d’assurance et de réassurance, est devenue impérative.
Compte tenu de ces différents besoins et défis, la conférence se focalisera, aussi, sur l’élaboration d’une feuille de route pour défendre la position commune des membres de l’organisation, qui a pour but de promouvoir les intérêts stratégiques du secteur de l’assurance en Afrique. D’autant plus que la conjoncture économique est marquée par des tensions et des crises survenues à l’échelle mondiale et régionale à savoir, les changements climatiques, la pandémie de la Covid-19, les conflits.
Dans cette optique, le pays hôte de la 49e Conférence et AG de l’OAA, s’est engagé de sortir de la vision purement administrative et adopter une approche économique en vue d’optimiser la gestion des assurances agricoles. Le DG de la Caisse nationale de mutualité agricole, Chérif Benahbilès, élu vice -président de l’OAA a, à maintes reprises, insisté sur l’importance de créer une banque mutuelle destinée aux agriculteurs en vue de développer leurs activités à travers des crédits, ainsi que le renforcement de la sécurité sociale et la révision des textes législatifs relatifs aux assurances agricoles, remontant à 1972.
